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Publié le
7 mars 2008
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L'Asie, réservoir de croissance pour Essilor

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Les echos
Publié le
7 mars 2008

Les résultats présentés hier par Essilor et ses perspectives pour 2008 n'ont pas totalement convaincu les marchés. Le titre du leader mondial des verres correcteurs a certes clôturé en hausse à la Bourse de Paris, mais de 0,97 % seulement après avoir évolué presque toute dans la journée dans le rouge.

De fait, la société peine à enthousiasmer les investisseurs ces derniers temps. Depuis la mi-2007, celle qui fut pendant des décennies l'une des valeurs phare de la Bourse de Paris semble marquer le pas : l'action Essilor a perdu près de 10 % de sa valeur en six mois. Pourtant, ses ventes ont progressé de 8,1 % en 2007, à 2,9 milliards d'euros, et son résultat net a enregistré une hausse de 11,6 %, à 366,7 millions.

Cette année, le groupe français, malgré un environnement économique incertain, voit l'avenir d'un bon oeil. Sur janvier et février, l'entreprise n'a pas ressenti de ralentissement aux Etats-Unis. Elle maintient son objectif de 10 % à 10,5 % de progression de son activité, dont 6 % de croissance organique. « Il n'y aura pas d'accélération à attendre sur ce point, mais notre modèle de croissance va durer plus longtemps qu'on ne le pense », insiste Xavier Fontanet, son PDG.

Essilor va aussi continuer de pousser ses pions à l'international, notamment dans les pays émergents où il mise sur une croissance de 15 % en 2008, contre 5 % à 6 % dans les zones développées. L'Asie, en particulier, représente pour le groupe un énorme potentiel, puisque, dans les vingt ans à venir, c'est là-bas que seront achetés 50 % des volumes mondiaux de verres.

« Aujourd'hui, l'Asie représente un tiers de la demande, car seulement 17 % de la population portent des lunettes, soit 500 millions de personnes, contre 50 % dans les pays développés », indique Patrick Cherrier, le responsable de la zone. Le fabricant est déjà leader dans presque tous les pays de la région (Chine, Corée, Singapour, Australie...), sauf au Japon et en Thaïlande.

Là encore, il adapte sa stratégie aux caractéristiques de la clientèle potentielle, riche ou pauvre. Essilor y vend ainsi des produits de marque, qui pèsent 21 % des volumes, comme des verres à bas coût (79 %). « En Chine et en Inde, la coexistence entre des produits à bas coût et de marque va durer encore longtemps, car une faible part de la population a sa vision corrigée, reprend Patrick Cherrier. Dans ces deux pays, nous avons été profitables dès la première année. »

Essilor est présent en Asie à travers 16 filiales, qui ont enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 264 millions d'euros en 2007, en hausse de 14 %.

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