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13 juil. 2016
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L’Atelier du Sartel, studio de design français de maroquinerie et chaussures, apporte son talent créatif aux marques

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13 juil. 2016

Niché depuis quelques mois au 46 rue de Provence, dans le IXe arrondissement parisien, dans les anciens bureaux et ateliers de Jamin Puech, l’Atelier du Sartel crée et développe des lignes de maroquinerie, de chaussures et d'accessoires pour des marques de mode, de joaillerie ou même d’automobile.


Vincent du Sartel


A la tête de ce studio de design français, où officie une dizaine de personnes, chefs de projets design, stylistes, spécialistes matières… se trouve Vincent du Sartel. Ebéniste de formation et ancien directeur artistique chez Louis Vuitton et Loewe, Vincent du Sartel a quitté le groupe LVMH en 2003 pour créer sa griffe éponyme de sacs, qu’il arrête en 2007. « Il s’agissait plus de gestion d’entreprise que d’un travail créatif », explique Vincent du Sartel, qui décide alors d’orchestrer des projets créatifs pour d’autres Maisons.

« Aujourd’hui, notre travail s’étend du suivi des prototypes au monitoring de la production. Nous travaillons également de plus en plus sur les plates-formes des marques, sur la façon de retranscrire leur univers dans la maroquinerie et la chaussure. »


Sac Belstaff de la collection automne-hiver 2016-2017


Parmi les prestigieux clients d’Atelier du Sartel, Brioni, Carolina Herrera, Ferrari, Maison Martin Margiela, Ermenegildo Zegna. L’Atelier développe notamment une collection de maroquinerie homme pour Belstaff ou encore une ligne de maroquinerie femme pour Delpozo. « Le métier a beaucoup évolué, il est devenu très concurrentiel. La maroquinerie est passée de l’artisanat à une industrie de précision », détaille Vincent du Sartel, qui internationalise son portefeuille de clients.

L’Atelier, qui travaille avec une douzaine de clients par an sur une vingtaine de projets, opère ainsi un développement commercial aux Etats-Unis et en Asie qui représenterait aujourd’hui 60 % de son chiffre d’affaires.

Et L’Atelier du Sartel s’intéresse tout particulièrement à la Chine. « Tous ces fabricants ont travaillé pendant des années pour des marques occidentales. Ils ont un vrai savoir-faire et l’outil de production. L’idée est donc d’aider ces fabricants à devenir des marques ». L’Atelier du Sartel a ainsi ouvert un petit atelier de prototypes en Chine avec une directrice du développement qui officie sur place.

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