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Publié le
5 oct. 2014
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L'automobile grand luxe augmente la cadence sans dire adieu à l'exclusivité

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AFP
Publié le
5 oct. 2014

Calandres proéminentes, performances hors normes et prix affolants : au Mondial de l'automobile de Paris, les Rolls-Royce, Lamborghini ou Bentley font leur show, affirmant plus que jamais leur caractère inaccessible au commun des mortels, et pourtant les ventes sont en forte progression.



Maserati Concept (photo : AFP)




L'une des vedettes de cette grand-messe européenne de l'automobile est entourée d'un essaim de curieux qui, quand ils s'éloignent enfin, laissent entrevoir les lignes sportives mais voluptueuses de l'Asterion, nom de baptême du premier concept-car hybride du constructeur italien Lamborghini.

Dans le même pavillon, Bentley dévoile la nouvelle version de sa berline Mulsanne Speed, qui promet de passer de 0 à 100 km/h en 4,9 secondes et avec une vitesse de pointe de 305 km/h.

Comme Rolls-Royce, britannique également, le constructeur a enregistré l'an passé un record de ventes, un succès appelé à se répéter.

"Le segment de l'hyper luxe est marginal, avec une part du marché automobile mondial entre 0,1 et 0,2 %, mais c'est celui qui progresse le plus vite", relève Jonathon Poskitt, analyste au sein du cabinet de conseil spécialisé LMC Automotive.

Tiraillés entre des débouchés croissants et le souci de protéger l'aura élitiste de leurs bolides, les constructeurs du très grand luxe assurent ne pas faire la course au volume mais augmentent bel et bien leur production.

Le PDG de Rolls-Royce, Thorsten Müller-Ötvös, entend atteindre pour la première fois la barre des 4 000 unités vendues cette année. Bentley espère passer de 10 000 unités vendues l'an passé, grâce à un bond de 19 % sur un an, à 15 000 d'ici à 2018, aidé par le lancement prévu en 2016 d'un SUV (4x4 citadin) destiné aux "super riches".


L'intérieur de la Rolls Royce Phantom (photo : AFP)



Lamborghini vise, lui, une progression constante de ses livraisons en 2014 et 2015, après déjà un plus haut en 2013 à environ 2 120 unités.

Avec sa Phantom Metropolitan, présentée à Paris, qui sera produite à seulement 20 unités, Rolls-Royce répond au désir de singularité de ses clients. "Ils ne veulent pas voir des Rolls-Royce à tous les coins de rue, ils veulent être sûrs de pouvoir se distinguer, de posséder quelque chose d'unique", explique le patron de la marque anglaise.

"Nous ne sommes pas obsédés par le volume à tout prix, nous produisons toujours une voiture de moins que ce que nous pouvons vendre" pour conserver un caractère exclusif, ajoute-t-il. L'attente fait aussi partie du jeu : les clients doivent patienter au moins quatre mois pour recevoir leur voiture.

Pour résoudre l'équation, Rolls-Royce va augmenter ses capacités de production mais se fixe des limites : "Nous n'irons pas au-dessus des 10 000 unités" par an, ni en dessous d'un prix de départ de 200 000 euros, assure Thorsten Müller-Ötvös.

Même son de cloche chez Lamborghini. "Si on produit trop (...), on commence à détruire la valeur de la marque et donc à tuer le rêve qui y est associé, car on n'achète pas une Lamborghini parce qu'on a besoin d'une voiture mais parce qu'on souhaite qu'un rêve devienne réalité", selon son patron Stephan Winkelmann.

Il y a aussi des considérations plus prosaïques. "Si trop d'unités sont produites, la valeur d'occasion, lors de la revente, diminue", souligne Alex Herbert, analyste chez Standard and Poor's. "C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles Ferrari a décidé de réduire son volume", selon lui.

La marque au cheval cabré a décidé en 2013 de mettre un frein à son expansion pour soigner sa rentabilité, une position toujours défendue jeudi par son président sortant Luca Di Montezemolo, mais qui lui a, selon les observateurs, coûté son poste.

"Pour Ferrari, la question est de savoir s'il faut produire 7 000 unités par an et avoir des clients qui attendent deux ans leur voiture, ou au contraire, s'il faut libérer la production, et Sergio Marchionne (le patron de Fiat-Chrysler, propriétaire de Ferrari, ndlr) a fait le choix du volume", en limogeant Luca Di Montezemolo, estime Rémi Cornubert, partenaire du cabinet spécialisé Oliver Wyman. Par Estelle PEARD

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