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5 févr. 2020
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L’e-commerce français passe le cap des 100 milliards d’euros de ventes

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5 févr. 2020

Les ventes en ligne tricolores ont connu sur l’exercice 2019 une progression de 11,6 %, permettant au secteur d’atteindre les 103,4 milliards d’euros de ventes. Et ceci en dépit d’un rare fléchissement de la croissance au dernier trimestre, Internet ne profitant pas d’un report des ventes physiques freinées par les mouvements sociaux. L’e-commerce a ainsi représenté 9,9 % des ventes au détail, contre 9,1 % un an plus tôt.


L'e-commerce n'a pas profité fin 2019 d'un report des achats physiques sur Internet, affichant même sur le 4ème trimestre sa plus faible croissance de l'année - Shutterstock


Pas moins de 1,7 milliard d’euros de transactions ont été enregistrées sur l’année, en hausse de 15 %. Un chiffre qui cache l’effritement continu du panier moyen, qui chute encore de 3,6 % pour tomber à 59 euros. Un recul qui persiste à être compensé par l’augmentation de la fréquence d’achat, avec 43 commandes passées en moyenne sur l’année par client, soit environ une par semaine et par acheteur. Le montant moyen dépensé par les acheteurs est au final en un an passé de 2 357 euros à 2 577 euros.
 
"Il faut voir dans l’augmentation de ce rythme d’achat l’effet des forfaits de livraison, qui pousse les gens à ne plus attendre un certain niveau de panier avant de passer commande", explique François Momboisse, président de la Fevad (fédération de la vente à distance). "A ceci s’ajoutent l’augmentation du nombre de portails et parmi eux de sites qui baissent le niveau de panier proposant la livraison gratuite."

Le nombre de portails s’est en effet une nouvelle fois fortement renforcé, avec 25 000 plateformes supplémentaires sur l’année, soit une hausse de 15 % de l’offre, portant le parc actuel à environ 190 000 sites, dont la moitié réalisent moins d’une centaine de ventes mensuelles.

Mobiles et places de marché gagnent en force


 
Du côté du m-commerce, l’indice iCM de la Fevad montre que les ventes sur mobiles et tablettes progressent quatre fois plus vite que l’indice global. Les ventes sur mobiles représentent ainsi 39 % du chiffre d’affaires du panel, en progression de 4 points sur un an. "Elles devraient être majoritaires d’ici deux ans", précise la Fevad.


Shutterstock


Concernant les ventes réalisées sur les places de marché, l’indice iPM dévoile un rythme de croissance maintenu avec +14 % sur l’année en cours. Ce sont désormais 33 % des ventes des places de marché qui sont réalisées par des vendeurs tiers, en hausse de 3 % sur l’exercice.

Pas d'effet de report durant les grèves


 
L’année enregistre donc une hausse de 11,6 % des ventes en ligne, contre 14,3 % en 2017 et 13,4 % en 2018. Un ralentissement notable de la croissance qui s’explique par la mauvaise fin d’année connue par l’e-commerce. Après trois premiers trimestres affichant des progressions de 4,9 %, 5,9 % et 4,8 %, la période octobre-décembre a fermé l’année sur une progression plus réduite de 1,9 %.

"A l’image de ce qui avait été expliqué il y a un an à l’occasion de la mobilisation des Gilets jaunes, l’e-commerce ne profite pas d’un report des ventes du physique vers Internet, souligne François Momboisse. Quand il y a de gros conflits sociaux, les gens n’ont tout simplement pas l’esprit à la consommation, que ce soit online ou offline. On peut ainsi noter que la croissance du secteur reste sensiblement la même en dépit des incidents conjoncturels."

Pour l’exercice 2020, la Fevad table sur une croissance s’inscrivant dans la logique des années précédentes. Le secteur s’attend à une progression des ventes de 11,5 %, pour un chiffre d’affaires atteignant les 115 milliards d’euros sur l’année.
 

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