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2 janv. 2018
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L’Égoïste grandit sereinement

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2 janv. 2018

Tout a commencé dans un magasin multimarque de Biarritz en 2010. A la tête de la boutique, Stéphane Gaffino voulait compléter son offre de chemises en créant un modèle à son goût. Puis, il est passé à un chino. Ainsi, au fil du temps, les modèles se sont succédé jusqu’à ce que la première collection complète de L’Égoïste voit le jour à l’automne-hiver 2015/16. « Au départ, je ne voulais pas lancer une marque masculine. Ça a vraiment commencé par des produits dont j’avais envie pour le magasin et que je ne trouvais pas, par ailleurs. Ensuite, les références se sont étoffées et la marque est née », explique le fondateur de L’Égoïste.


Silhouette L'Égoïste, automne-hiver 2017-2018 - David Duchon-Doris


Basée à Biarritz, la marque sportswear puise son inspiration dans les remous de l'Atlantique et la beauté de la côte basque. Une histoire de paysages et d’ambiance dans un climat où les éléments aiment flirter avec les limites (vague, pluie, vent, soleil). « De mon bureau, je vois l’océan et sa force est incroyable, incomparable. C’est notre principale influence, à mille lieux des clichés folkloriques sur le Pays basque entre béret et piment ! », précise Stéphane Gaffino.

Pour son journal de l’automne-hiver en cours, le créateur de la griffe a, comme à son habitude, fait poser ses amis, les amis d’amis et le chef Yves Camdeborde : « De vrais gens portant de vrais vêtements ». Stéphane Gaffino compare le travail d’un maître des cuisines comme Yves Camdeborde avec le sien : « Les grands chefs rappellent toujours que le choix d’ingrédients de grande qualité est à la base de leur démarche. Pour nous, c’est pareil. Nous choisissons les meilleurs tissus : d’Albini pour la chemise à Harris Tweed pour les vestes en passant par du denim japonais. Le montage des vêtements se fait surtout au Portugal et, dans une moindre mesure, en Italie. En France, nous fabriquons les ceintures et la bagagerie ». Le positionnement est donc milieu-haut de gamme avec des jeans à 155 euros, des gilets à 215 euros, des blazzer à 695 euros ou des chinos à 125 euros.


Le chef Yves Camdeborde est l'un des ambassadeurs de la marque - Jean-Bernardin Giacinti


Niçois d’origine, Stéphane Gaffino vient de l'univers du retail. Il a appris le métier chez Façonnable avant de distribuer des marques telles que Gant, Hackett ou Napapijri. Aujourd’hui, L’Égoïste compte trois magasins en propre à Biarritz, Toulouse et sur l’île de Saint-Barthélémy, ainsi qu’un magasin géré par un partenaire à Paris, près de l’Odéon. En parallèle, la griffe est distribuée dans une quarantaine de multimarques en France et une trentaine à l’international.

Dès le printemps-été prochain, elle ouvrira un magasin à Deauville avec un partenaire et un shop-in-shop chez Smart, un multimarque lyonnais. Elle collabore également avec les magasins The Royal Racer de Lyon et Marseille, pour lesquels elle conçoit une collection capsule.

Enfin, la marque est fière d’avoir obtenu un stand sur le salon international de mode masculine Pitti Uomo à Florence pour cette session de janvier 2018. Stéphane Gaffino va non seulement y dévoiler une partie du vestiaire de L’Égoïste mais aussi louer une machine à découper le jambon pour faire déguster quelques bons produits triés sur le volet. Une illustration de la générosité de L’Égoïste ?

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