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2 juil. 2013
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L'ex-homme fort du Qatar écarté de la QIA, le fonds souverain de l'émirat

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AFP
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2 juil. 2013

DOHA, 02 juil 2013 (AFP) - L'ex-homme fort du Qatar, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, a été écarté de la Qatar Investment Authority, dont il était vice-président, selon la composition du nouveau conseil d'administration du fonds souverain de ce riche émirat, publiée mardi par l'agence officielle QNA.

Cheikh Hamad Ben Jassem a déjà perdu son poste de Premier ministre dans le gouvernement formé le 26 juin par le nouvel émir, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, au lendemain de son accession au trône après l'abdication de son père en sa faveur.

L'émir a décidé par décret de restructurer le conseil d'administration de la QIA, qu'il préside lui-même et dont il a confié la vice-présidence à son demi-frère, le prince Abdallah Ben Hamad Al-Thani, chef du cabinet émirien.

Le ministre des Finances, Ali Chérif al-Imadi, et celui de l'Economie et du Commerce, cheikh Ahmed Ben Jassem Ben Mohamed Al-Thani, figurent parmi les quatre membres du nouveau conseil d'administration de la QIA, selon le décret publié par QNA.

Par un autre décret, Ahmed Mohamed Ahmed al-Sayed a été nommé président exécutif de la QIA, dont il était l'un des membres de l'ancien conseil d'administration.

M. Sayed était également président exécutif de Qatar Holding, le bras financier de la QIA.

Ce fonds a été créé en 2005 par l'ancien émir, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, pour renforcer l'économie du Qatar, devenu l'un de pays les plus riches au monde en termes de revenus par tête d'habitants grâce à des phénoménales réserves de gaz et de pétrole.

La QIA, dont les avoirs sont estimés entre 150 et 200 milliards (BIEN milliards) de dollars, est l'un des fonds souverains les plus sollicités dans le monde.

Le Qatar est très présent en France où ses investissements suscitent la polémique. Il y possède notamment des parts dans de grandes entreprises comme Total (3%), Vinci (7%), Lagardère (12%), Veolia Environnement (5%) ou LVMH (1%) et Vivendi (3%), ainsi que des hôtels de luxe et le club de football Paris-Saint-Germain (PSG).

"En cinq ans, le Qatar a vraisemblablement investi, de manière directe ou indirecte, environ 15 milliards de dollars" en France, "ceci sans compter les investissements privés de l'émir et de sa famille", indiquait récemment le ministère français des Affaires étrangères au sujet de ce petit pays de quelque 2 millions d'habitants.

Gros investisseur aussi en Grande-Bretagne, le Qatar a financé 95% de la construction du gratte-ciel londonien Shard, le plus haut d'Europe. Il détient par ailleurs notamment une participation dans la banque Barclays et possède le magasin de luxe Harrods.

L'émirat était également en discussions avec le gouvernement britannique en vue d'investir jusqu'à 10 milliards de livres (environ 11,5 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures dans le pays, avait rapporté en mars le Financial Times.

Une semaine après son intronisation, le jeune émir, cheikh Tamim, semble prendre en main la gestion des investissements de son pays. Outre la restructuration de l'équipe dirigeante de la QIA, il a également créé par décret mardi un Conseil supérieur pour les Affaires économiques et d'investissement.

Ce conseil, présidé par l'émir, compte parmi ses membres plusieurs ministres, y compris le Premier ministre, un représentant de la QIA et un délégué de la Banque du Qatar pour le développement.

Mais aucune indication n'a filtré sur la place qu'occuperait sur l'échiquier national cheikh Hamad Ben Jassem, qui était le fer de lance de la politique volontariste du Qatar qui a soutenu sans réserve les soulèvements dans le monde arabe.

L'ancien Premier ministre, qui est aussi un homme d'affaires, dirigeait jusqu'ici de grandes entreprises de l'émirat, dont Qatar Airways.

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