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L'industrie textile tunisienne face à de nouveaux défis

Publié le
today 5 oct. 2013
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La 14ème édition du salon TexMed, qui s’est clos vendredi à Tunis, était l’occasion de prendre le pouls de l’industrie tunisienne du textile qui compte 1860 sociétés. Les organisateurs, la Fenatex (Fédération nationale du textile) et le Cepex (centre de promotion des exportations) ont finalement maintenu le salon malgré un contexte délicat.

Les industriels ont joué le jeu du salon, avant tout pour défendre la visibilité du secteur. Mais l’événement a peiné à attirer les donneurs d’ordres internationaux. Pourtant, malgré une consommation en berne en Europe et une situation politique et économique incertaine, le secteur met en avant une activité qui a bien résisté avec des exportations en hausse de plus de 6% en dinars et stable en euros sur les 8 premiers mois de 2013 par rapport à l’an dernier.

L'édition TexMed 2013, qui a confirmé tardivement sa tenue, a peiné à attirer des donneurs d'ordres internationaux. Photo FM.


« Nous sommes pratiquement à l’équilibre avec des disparités selon les activités, estime Belhassen Gherab, président de la Fenatex depuis 2012. Le jeans et le sportswear ainsi que la lingerie sont en baisse. La maille et le costume se portent bien mieux.

Pour autant, selon les industriels rencontrés sur le salon, la situation a tout de même évolué depuis un an. La très grande majorité des sociétés travaillent principalement à l’export, en particulier avec l’Union Européenne.

« Jusqu’à maintenant, on voit que nous avons de l’activité, estime Sonia Kesraoui, responsable du service approvisionnement au sein de la société Bacosport, qui réalise notamment des maillots de bains pour Decathlon ou La Redoute. Mais nous ne savons pas de quoi sera fait 2014. La situation en Tunisie fait que nos clients ne s’engagent pas sur des commandes à long terme. Nous n’avons pas de visibilité à plus de deux mois ».

Une situation qui semble mettre les entreprises sous pression. « Heureusement que nous sommes solides financièrement appuie Selim Khadraoui, responsable de la maille chez l’important faiseur Demco. Les fournisseurs exigent des paiements comptants alors que nos donneurs d’ordres ont toujours les mêmes délais de paiement ».

« Le client est de plus en plus pressé et manque de confiance, explique Mohamed Chaed de Fino, spécialisée dans le délavage, la teinture et les effets spéciaux sur le denim. Mais nous sommes confiants sur l’impact positif de la stabilisation politique ».

Belhassen Gherab, président de la Fenatex. Photo FM.


La Tunisie apparaît donc plus que jamais comme un pays ressource pour le circuit court. « C’est aussi l’un des raisons des dates du salon, appuie Belhassen Gherab. Nous voulons que le salon soit un lieu où les donneurs d’ordres viennent passer commande pour leurs réassorts. Les commandes à long terme ne sont plus placées en Tunisie. C’est logique de se spécialiser dans la commande rapide. Certains étaient habitués à travailler sur du délai long mais c’est terminé. Il faut être flexible, rapide et réactif. S’ils investissent dans le développement des collections et de la recherche, ils gagneront des marchés. Le salon va les aider à opérer ce changement ».

De nouveaux modèles

Un système qui a ses limites. Il apparaît difficile sans visibilité de prévoir des investissements pour conserver un outil industriel compétitif. Aussi, les acteurs recherchent-ils de nouveaux modèles.
« Nous voyons de plus en plus les donneurs d’ordres d’Espagne et du Portugal prospecter chez nous, explique Kamel Naamoun, directeur administratif de New Acoben, spécialisée dans la pièce à manche pour le masculin et plus récemment le féminin. En interne, on cherche à avoir des développements produits à la page et qui puissent satisfaire le client. L’an dernier, on a décroché une première commande avec Bimba y Lola. Pour travailler avec les géants comme Inditex et Cortefiel, il faut avoir des capacités de production que nous n’avons pas seuls. Par contre nous l'envisageons avec un groupement de 4 ou 5 sociétés ».

L’autre alternative pour ces sociétés qui maîtrisent depuis des décennies la confection et qui possèdent depuis quelques années des équipes de design intégrées, est de créer leur propre marque.

« Nous avons lancé en mai notre propre marque Contact que nous commercialisons en Tunisie, explique Selim Khadraoui. Nous réalisons aussi des produits pour une ligne textile d’Auchan. Nous verrons ensuite pour exporter ces concepts ».

Lassaad Abdelmoula, président du groupe Maille Club qui possède sa propre marque de prêt à porter féminin, et exporte son savoir-faire maille et tricotage auprès des donneurs d’ordres européens, vante se modèle. « Cela permet de répartir le risque, précise-t-il. Nous avons créé Mabrouk en 1987 et comptons aujourd’hui 45 boutiques en Tunisie et en Algérie. Et cela va continuer de se structurer. Sur les derniers mois, avec la crise de la consommation en Europe, nous avons subi un baisse de nos exportations. Mais le développement de nos activités sur notre propre marché et les exportations de Mabrouk nous permettent de compenser le repli ».

L’horizon peut donc se dégager pour l’industrie tunisienne. La résolution du statu-quo politique actuel est cité comme l’élément clé de la relance. La constitution d’un gouvernement de technocrates aurait ainsi le mérite d’apporter des perspectives plus stables à l’économie du pays. « Nous sentons qu’il y a un retour des acteurs du textile, appuie Belhassen Gherab. L’Europe sort progressivement de la crise. A nous d’en tirer parti ».

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