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31 mars 2022
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L'Union des industries textiles formule ses attentes pour le futur quinquennat

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31 mars 2022

A l'occasion du salon Made in France Première Vision, qui a réuni la filière textile tricolore les 30 et 31 mars à Paris, l'Union des industries textiles (UIT) a adressé ses demandes aux candidats à la présidentielle. Des attentes ayant pour axes principaux compétitivité, transitions écologique et numérique, et savoir-faire.


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L'UIT avance plusieurs mesures pour renforcer la compétitivité de la production textile tricolore. Sans surprise, les marchés publics sont mentionnés, la filière souhaitant une révision des réglementations française et européenne pour favoriser les productions locales.

L'organisation tricolore appelle également à un alignement des exigences imposées aux productions françaises, européennes, et extra-UE, ainsi qu'à une "réforme ambitieuse" des dédouanements à l'import permis par le système des préférences tarifaires (SPG) européen.

Soutien des entreprises françaises à l'export, sécurisation juridique du crédit d'impôt collection et du crédit d'impôt recherche, ainsi que baisse des impôts de production au-delà de 10 milliards d'euros sont également mentionnés. Sans oublier une baisse des charges sociales sur les salaires.

L'industrie 4.0 trouve naturellement sa place dans les demandes. L'UIT souhaite voir se développer les aides à l'innovation permettant de réduire l'impact environnemental de la filière, avec notamment le recours aux solutions de recyclage. Sont ainsi pointées les questions d'énergies, de l'utilisation de l'eau, des rejets et autres déchets.

La filière aimerait également que soient favorisés affichage environnemental et traçabilité. Et que les entreprises soient accompagnées dans l'identification de pistes de modernisation des processus et outils de production, avec en outre un soutien financier pour les investissements prioritaires.

Le recrutement trouve naturellement sa place dans ces propositions, la filière textile luttant actuellement pour renouveler et renforcer ses effectifs. L'UIT souhaite que soit facilitée la transmission des savoir-faire via des tutorats autorisant le cumul emploi-retraite, sans attendre six mois de carence pour les professionnels partant en retraite.

La fédération professionnelle propose également que soient exonérées de charges sociales les heures consacrées à la recherche, l'innovation et l'intrapreneuriat. Pour attirer de nouvelles générations, la filière souhaite en outre que les collégiens et lycéens soient mieux informés sur la variété des débouchés offerts par le secteur.

"L’industrie textile française requiert un écosystème adapté à ses ambitions", pour l'UIT, qui estime que "favoriser la réindustrialisation et le développement de la production textile en France, c’est garantir l’amélioration à la fois du bilan carbone de la filière et des conditions sociales et environnementales de la production".

Forte de 2.100 entreprises, l'industrie textile représente en France quelque 62.000 emplois. La filière a généré en 2020 un chiffre d'affaires de 13,3 milliards d'euros, dont 9,4 milliards à l'export.

D'autres fédérations ont fait part de leurs demandes aux candidats à l'élection présidentielle. Avec, d'un côté, la trentaine de fédérations du Conseil du commerce de France, ainsi que les requêtes spécifiques des enseignes spécialisées. Sans oublier les propositions propres à la vente en ligne. Et, de l'autre, le secteur industriel, avec notamment les prises de parole des entreprises de la beauté et de la filière française de la maroquinerie.



 
 

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