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Publié le
21 avr. 2004
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7 minutes
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La certification, une étape vers le succés ?

Publié le
21 avr. 2004

Colbert disait déjà en 1664 : «Si nos fabriques imposent à force de soin la Qualité Supérieure de nos produits, les étrangers trouveront avantage à se fournir en France et leur argent affluera dans le Royaume.» Cependant, certains dirigeants hésitent à lancer un tel investissement, dans un contexte de délocalisation et de concurrence accrue. « La certification est entrée discrètement dans notre secteur il y a dix ans, selon Jean-François Herry, responsable textile/habillement/cuir à l’AFAQ*. Et le nombre de certificats délivrés, relevant des référentiels ISO 9000, n’a cessé d’augmenter : 15 en 1993, 250 en 2003.» Toutefois, si cette progression est forte, le Textile-Habillement ne représente que 1,25% des entreprises certifi ées en France, tous secteurs confondus.

A quoi sert la certification ?
D’aucuns disent que, souvent, la certification d’organisation n’est pas toujours volontaire car les donneurs d’ordre publics la suggèrent fortement. De fait, nombre de chefs d’entreprises entament une démarche qualité pour pouvoir participer à des appels d’offres. Par ailleurs, les sociétés exportant en Allemagne, en Autriche ou en Suisse, ont fait labelliser «Oeko-Tex» leurs produits, pour se mettre en conformité avec des exigences qui n’avaient alors pas cours en France. Peut-on vraiment regretter que certains soient plus attentifs à la qualité ? Si un acteur relève ses critères, c’est toute la filière qui est tirée vers le haut. Aux entrepreneurs de saisir l’opportunité de se différencier et de s’offrir, un temps, un avantage concurrentiel supplémentaire. La démarche qualité soutient en effet une logique économique avant tout : le dirigeant recherche la croissance durable et rentable de son entreprise. La certification peut constituer une réponse qui, en favorisant l’amélioration de l’organisation et/ou du produit, permet à l’entreprise de progresser. Un outil de management Les améliorations sur l’organisation interne sont immédiates : la définition des processus pousse chacun, à tous les niveaux, à se responsabiliser. « La direction doit être pleinement impliquée dans la mise en place d’un système de management de la qualité, explique Pascal Grosselin, responsable qualité et sécurité à l’IFTH Lyon. Ce peut être un formidable outil de management, vecteur de communication en interne et auprès des clients.» Lorsque le personnel avance des propositions d’amélioration, c’est toute l’organisation qui s’amende et la non-qualité qui baisse. « Le référentiel ISO 9001 version 2000 insiste sur l’amélioration des processus, reprend-il, sans les doubler par des procédures supplémentaires.» Le référentiel ISO 9001-2000 confère aux chefs d’entreprise une batterie d’outils pour mener un projet d’entreprise dans lequel chacun puise les moyens de «faire mieux». « Ceux qui investissent sur la qualité ont la capacité de se remettre en question et la volonté de devenir plus «efficaces» par l’amélioration continue. Ils sont les témoins du dynamisme du secteur textile/habillement et trouveront toujours les solutions aux contraintes économiques». …autant qu’un argument commercial La certification peut aussi constituer une réponse au marché. Les donneurs d’ordre posent la condition de la certification pour les appels d’offres. Et la grande distribution tend à remplacer les contrôles tous azimuts par la même exigence. Grâce à ces repères communs, un seul référentiel ou un seul label permet aux industriels de bâtir une relationpérenne, fondée sur la confiance, avec l’ensemble de leurs clients, français et internationaux, en apportant une réponse globale aux demandes de chacun. L’ultime stade de la qualité est la sécurité. Assurer la protection du consommateur devient un argument de vente. A cet effet, la certification de produits renforce l’escarcelle commerciale des entreprises. On peut citer les professionnels de la literie qui sollicitent la création de labels «antiacarien» ou «antibactérien». Sans oublier «Oeko-Tex» qui garantit la non-utilisation de substances dangereuses dans les textiles. La certification est-elle rentable ? On a vu que le fait d’obtenir un «diplôme» pouvait accroître l’accès à de nouveaux marchés et que l’amélioration des processus abaisse la non-qualité. Pour autant, au-delà des critères qualitatifs et subjectifs, il s’avère difficile de chiffrer les gains de productivité. Et certains industriels de remettre en question la rentabilité de la certification en raison de son coût… ce qui revient à attendre le retour sur investissement avant même de l’appréhendercomme tel. Or, quelques indicateurs traduisent la santé d’une entreprise. Côté qualitatif : la satisfaction des clients ; le nombre de réclamations ; la baisse des pénalités ou la réduction des rebuts. Côté résultats, c’est la courbe de vente d’un produit, la rotation du portefeuille clients, la progression du chiffre d’affaires, l’évolution des parts de marché… Quoi qu’il en soit, les professionnels de la certification et les industriels ayant mené cette démarche sont unanimes : l’entreprise est plus performante lorsqu’elle fait procéder à la certification de son organisation ou de ses produits, et la rentabilité de cet investissement se mesure à moyen terme. Même si paradoxalement, ils reconnaissent aussi que la certification ne constitue pas un avantage concurrentiel en soi. Elle reste néanmoins le témoin comportemental d’une volonté de «gagner» qui mène au succès en facilitant la mise en oeuvre de choix stratégiques, ou d’atouts majeurs comme l’innovation et la réactivité.
La certification réglementaire
La certification est dite réglementaire lorsqu’elle est imposée aux entreprises qui souhaitent commercialiser certains produits représentant un risque pour l’utilisateur. Par exemple, certains dispositifs médicaux, tels que les bandes et orthèses de contention, doivent être certifiés pour bénéficier du remboursement par la Sécurité Sociale. Le marquage CE est obligatoire pour certains équipements qui doivent répondre aux exigences essentielles définies par les directives européennes. Sont concernés les équipements de protection individuelle (EPI), et les produits de la construction (comme les géotextiles pour une application donnée : tunnel, route, barrage...) et tous les dispositifs médicaux. Pour les produits nécessitant un examen CE de type, il faut s’adresser à un laboratoire d’essais accrédité COFRAC et notifié par les pouvoirs publics, parmi lesquels l’IFTH, pour effectuer les tests de conformité au référentiel (ex : EPI de catégories 1, 2 et 3). Pour le marquage CE de certains produits, il est aussi demandé en plus un Contrôle de la Production en Usine (CPU). Il est alors nécessaire de s’adresser à un organisme notifié type ASQUAL (également organisme certificateur accrédité par le COFRAC). Ex : EPI de catégorie 3, produits de la construction. Autres exemples : Pour les articles de literie, la certification s’appuie sur un Décret. L’ASQUAL est autorisée à délivrer le certificat de conformité au Décret pour ces produits après avoir fait effectuer les essais en laboratoire.
Création & Image : «Nous avons gagné en respectabilité»
Création & Image crée des uniformes pour des sociétés de services et réalise 40% de son chiffre d’affaires à l’étranger. La certification ISO 9001-2000 a été obtenue en novembre 2003. Claire Besançon, présidente, et Jean-Michel Broc, directeur industriel, expliquent comment cette démarche a été menée en un an seulement. «Dans un contexte de réorganisation totale de notre structure, nous nous sommes appuyés sur la certification pour accélérer le processus. Sans cela, nous n’y serions probablement pas arrivés. Les changements en interne ont été considérables car il fallait persuader nos créatifs d’adhérer au projet et inciter commerciaux, techniciens et stylistes à parler le même langage. Finalement, la formalisation des tâches a permis la reconnaissance par tous du travail accompli et est devenue un indice de performance et non un moyen de contrôle. La recherche d’efficacité repose sur une concertation en interne et avec le client. Sa satisfaction est pour nous la preuve d’une bonne communication à tous les niveaux. Une «enquête de satisfaction clientèle» après chaque livraison, permet de mesurer la qualité de notre créativité, du contact commercial, de la qualité produit et du respect des délais. Généralement, l’étranger apprécie la France davantage pour sa créativité que pour sa fabrication. Grâce à notre nouvelle démarche, nous avons accrû notre crédibilité et gagné la confiance de nos clients». En savoir plus www.afaq.org : pour tout savoir sur le système Qualité et les référentiels internationaux de certification d’organisations. www.afnor.fr : tout sur les normes, la normalisation, la certification en France. www.asqual.com : passe en revue les référentiels des certifications d’articles textiles : marquage CE, label Oekotex, géotextiles et géomembranes, produits pour la contention... www.iso.ch : le site de référence pour les normes internationales ISO. Lexique Accréditation : le Comité Français pour l’Accréditation (cofrac) est une instance reconnue par les Pouvoirs Publics qui accrédite les organismes certificateurs (ASQUAL, AFAQ…). Il apporte la preuve de leurs compétences et de leur impartialité. L’accréditation est volontaire et contrôlée. Notification : les Pouvoirs Publics désignent certains organismes ou laboratoires pour vérifier la conformité des produits par des tests et/ou une inspection en usine. Chacun d’entre eux est notifié pour une catégorie de produits donnés. La notification est d’ordre réglementaire. Normalisation : c’est la réalisation de normes, au niveau national, européen ou international, visant à définir essais et performances auxquels doivent répondre produits et entreprises. Les normes, rédigées par les partenaires économiques (producteurs, utilisateurs, pouvoirs publics...), constituent les repères et méthodes communs sur lesquels s’appuient les référentiels de certification (ISO, marquage CE, différents labels…). Quelques normes pour le textile : ISO TS 16 949 et QS 9 000 pour l’automobile AS EN 9 100 pour l’aéronautique NF EN ISO 13 485 pour les dispositifs médicaux Source : IFTH

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