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La crise du Covid-19 renforce l'envie de "made in France" de TBS

Publié le
18 juin 2020
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4 minutes
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À la tête de la marque de sport et loisirs depuis février 2019, Julien Bianchi le reconnaît lui-même : "À la suite d’un tel événement, tout peut voler en éclat". Alors que TBS (groupe Eram) était en plein redémarrage, le coup de frein a été brutal. "Cela a été un choc, nous avons fermé nos 40 magasins et avons dû rassurer tout le monde. Cela a été un apprentissage pour moi et l’est toujours", confie celui qui a plus de quinze ans d'expérience dans les univers de la chaussure et du sport


Julien Bianchi, directeur général de TBS.

 
En plein confinement, Julien Bianchi a pourtant gardé le cap. "Les trois piliers qui forment l’ADN de TBS sont clairement d’actualité", explique t-il. Comprenez, le made in France, l'innovation et l'éco-conception (ce dernier pilier faisant partie intégrante du projet d’entreprise du groupe Eram "Change For Good", qui vise à conduire la transformation responsable de toutes les marques de celui-ci) 
"Le made in France est historique chez nous et nous avons choisi d’accélérer sur cet axe durant la pandémie", poursuit le dirigeant. Ainsi, TBS, qui dispose d’une usine pour ses chaussures à Jarzé et d’un atelier de confection au siège à Saint-Pierre-Montlimart (Maine-et-Loire) pour réaliser les prototypes, a choisi de faire de ce dernier une unité de production à part entière.

"L’idée est d’avoir le pendant de la chaussures en textile, détaille Julien Bianchi. Nous avons recruté en plein confinement trois piqueuses. Nous avons fabriqué le nouveau short de bain en matière éco-conçue qui va arriver en magasins et nous allons continuer avec la fabrication de polos, une famille de produits iconique chez nous. L’objectif d'ici cinq ans : que 100% de nos collections reposent sur nos 3 piliers !"


Pull TBS made in France en laine mérinos, 139 € - DR

 
Pour la marque, qui a participé à l’effort collectif en reversant 5% de son chiffre d'affaires Web au CHU de Nantes et en rejoignant le collectif “Retrouvons-nous en France“ (dont le but est de permettre à des familles françaises de partir en vacances cet été), l’heure est plus que jamais à la mobilisation.

"Bien sûr, le Covid ne nous a pas épargné, nous nous sommes pris une énorme claque et avons vécu un trafic en repli de -50 à -60%, mais TBS est une marque qui a du sens et dont l’activité et les actions ont redonné de l’utilité et du sens justement à chacun de nos employés. Chaque jour, je sens la confiance de chacun. Le projet de TBS est le bon. C’est maintenant qu’il faut accélérer !"

Dès le déconfinement, la marque a inauguré une nouvelle boutique



D’ailleurs, soutenue par le groupe Eram dès le déconfinement, la marque a inauguré une nouvelle boutique, sa première en centre commercial, celui de Cap Sud à Avignon. En parallèle, TBS se développe de nouveau en wholesale (vente en gros, ndlr) avec 1.500 clients dans le monde dont 1.200 en France. "Le gros du travail a commencé en 2019 avec une réorganisation de l’entreprise et une modernisation des collections qui a permis de séduire de nouveaux clients."


Re-Source, premier modèle de sneakers recyclables à l'infini signé TBS.

 
Des collections qui se veulent plus dans l’air du temps afin de recruter de nouveaux consommateurs entre 40 et 50 ans. "Les coupes, le graphisme... tout le collectionning a été revu, tandis que nous mettons l’accent sur la R&D", souligne Julien Bianchi. Ainsi, aux côtés du short de bain made in France et éco-conçu à partir du recyclage de bouteille plastique récupérées dans les océans, TBS propose le premier modèle de sneakers recyclable à l’infini (pour homme et femme).

Baptisées Re-Source, celles-ci sont composées à 70% de caoutchouc recyclé et 30% de caoutchouc naturel et polyamide recyclable. En fin de vie, il suffit de les déposer dans une boutique TBS qui se charge de les trier et de les envoyer ensuite au Portugal pour démantèlement et broyage. La matière servira à la fabrication d’une nouvelle paire.

"TBS se doit d’être défricheur, conclut Julien Bianchi. Avec le Covid, nous avons pris du retard mais nous allons continuer à être en avance. Le chiffre d'affaires de 2020 va souffrir et celui de 2021 sera en récession mais nous devrions remonter pour retrouver notre chiffre historique aux alentours de 50 millions d’euros en 2022."

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