La date de début des soldes maintenue au 9 janvier

Lancée par le président de la Confédération des commerçants indépendants le 27 décembre, l'idée d'avancer les soldes d'une semaine a tourné court. Bercy a rapidement tranché pour un début de la période au 9 janvier, comme prévu de longue date.



« J'ai rencontré la secrétaire d'État auprès de Bruno Le Maire (Agnès Pannier-Runacher), je lui ai suggéré que peut-être, ce serait bien de commencer les soldes au 2 janvier ou au 3 janvier (…) Cela pourrait permettre de démarrer janvier dans des conditions pas trop catastrophiques, à la condition que les gilets jaunes ne soient pas à nouveau en mobilisation sur les ronds-points, à l'entrée des villes », avait déclaré jeudi Francis Palombi sur franceinfo.

Une sortie qui a rapidement fait réagir les professionnels et au premier chef la Fédération nationale de l'habillement (FNH). « C'est un contresens complet sur ce que nous devons faire pour nos entreprises : avancer les soldes, c'est empêcher les commerçants de vendre au juste prix des produits qu'ils n'ont pas pu vendre ces dernières semaines, c'est amputer leur chiffre d'affaires de gains qui leur seront nécessaires pour tenir face à la crise sociale actuelle », a expliqué Eric Mertz, président de la FNH.

La date des soldes reste un point de désaccord récurent entre les différents acteurs de la distribution. Le rapport de Commission de concertation du commerce, livré début 2018, mettait d'ailleurs en exergue les différentes visions.

La FNH fait partie des acteurs qui ciblent une date plus tardive des soldes d'hiver. « Nous nous sommes battus l'année dernière afin d'éviter que les soldes démarrent trop tôt, pour obtenir par défaut qu'ils soient maintenus à la même date alors que nombre d'entre nous souhaiteraient les voir démarrer beaucoup plus tard. Nous n'allons pas accepter aujourd'hui de les avancer malgré la crise que nous vivons », poursuit Eric Mertz.

Les arguments ont été entendus par le ministère de l'Economie, dont la secrétaire d'Etat, Agnès Pannier-Runacher, qui a précisé ce vendredi qu'une « majorité de fédérations de commerçants consultées » était contre l'avancement de la date prévue.

Les multiples week-ends d'action des « gilets jaunes » ont fortement affecté les ventes pendant la période de fêtes, qui représente pour certains commerçants jusqu'à 50 % du chiffre d'affaires annuel.

Selon le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), les cinq week-ends de mauvaises ventes consécutives - du 17 novembre au 16 décembre - ont ainsi coûté 2 milliards d'euros au secteur du commerce.

Avec AFP

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