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31 janv. 2013
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La direction d'Albany s'est engagée à revoir le nombre d'emplois supprimés

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AFP
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31 janv. 2013

PARIS, 31 jan 2013 (AFP) - La direction du groupe textile américain Albany s'est engagée à "revoir le nombre des emplois concernés par le plan social" sur les sites de Sélestat (Bas-Rhin) et Saint-Junien (Haute-Vienne), selon un communiqué du ministère du Redressement productif diffusé jeudi.

Lors d'une table ronde présidée par le ministre Arnaud Montebourg et réunissant élus locaux, représentants du personnel et direction d'Albany mercredi au ministère, "de notables avancées ont été obtenues", affirme le ministère.

"De notables avancées ont été obtenues", affirme le ministère d'Arnaud Montebourg. Photo AFP.


Le groupe, qui a annoncé la suppression de 200 emplois sur les deux sites, s'est notamment engagé à "revoir, dans le cadre des échanges avec les représentants du personnel, le nombre des emplois concernés par le plan social, pour répondre aux besoins prévisionnels de compétences".

Albany va également "pérenniser les sites existants au travers d'investissements ciblés permettant de maintenir leur compétitivité et de confirmer le développement de ses activités vers les textiles composites, créatrices d'emplois", selon le ministère.

Mercredi, les salariés d'Albany se sont dits au sortir de la table ronde "déçus et lâchés par le ministère".

Le délégué CGT d'Albany à Saint-Junien Christophe Sardin a notamment considéré que les discussions étaient "au point mort" et que les salariés étaient abandonnés à leur sort.

Il a également mis en cause la présence au sein du cabinet du ministre d'un conseiller social, ancien responsable des ressources humaines de Safran de 2007 à 2012, en situation de "conflit d'intérêts" selon lui.

Albany et son partenaire avec Snecma-Safran, la branche moteur du groupe de défense Safran (dont l'état est actionnaire à 30%), prévoit en effet l'ouverture d'un site à Commercy (Meuse). Selon la CGT les suppressions d'emplois annoncées sont directement liées à ce projet.

Interrogé à ce sujet, une source proche du ministère a nié tout conflit d'intérêts.

"Si la CGT considère que c'est un problème, il n'y aura pas de conseiller social" et "le dossier sera traité d'un point de vue exclusivement industriel", mais "ce sera clairement un handicap", a affirmé cette source.

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