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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
7 févr. 2022
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La famille Fenwick prête à céder sa boutique de Bond Street pour 500 millions de livres sterling

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
7 févr. 2022

L’impact sur le paysage du secteur des grands magasins dans le centre de Londres pourrait être majeur. La famille Fenwick chercherait à se séparer de son flagship de Bond Street.


Fenwick


On ne sait pas encore si un rachat impliquerait l’arrêt de l’activité du magasin ou si les repreneurs chercheraient à tirer le meilleur parti du permis de construire dont l’entreprise dispose actuellement. La boutique de Bond Street est aujourd’hui autorisée à ajouter quatre étages de bureau au-dessus de son bâtiment, construit il y a 131 ans.

Le Sunday Times affirme que le local est aujourd’hui mis sur le marché au prix de 500 millions de livres (591 millions d’euros), mais que la famille avait auparavant l’intention de se séparer de la chaîne toute entière, un projet « entravé par la pandémie ». Une source prétend cependant que la surface commerciale de la boutique serait conservée, malgré les difficultés qu’elle a connu ces dernières années et l’érosion du shopping détaxé provenant des visiteurs étrangers.

Mais le journal ajoute aussi que l’ancien président de l’enseigne, Mark Fenwick, présente ce site comme une opportunité pour un projet de relancement.

La boutique occupe un immense espace à l’angle de New Bond Street, à proximité d’Oxford Street et Regent Street. Le prix ne semble pas exagéré, étant donné la valeur des propriétés dans cette zone et les dimensions de celle-ci.

D’après le journal, le géant du luxe LVMH pourrait se trouver parmi les acheteurs potentiels, juste après la récente relance de La Samaritaine à Paris. Sir Stuart Lipton, responsable du projet de développement de Broadgate à la City, pourrait aussi être en lice.

L’article révèle également que le groupe de grands magasins aurait dû être intégralement cédé à Central Group juste avant le début de la pandémie. La transaction a été annulée suite à la crise sanitaire. Central Group a récemment mis la main sur Selfridges via une joint-venture de 4 milliards de livres (4,73 milliards d’euros).

Le siège social et le flagship national de Fenwick se trouvent à Newcastle, où le groupe a été fondé en 1882. Mais la boutique de Bond Street est sa plus prestigieuse. Avant la pandémie, c’était aussi celle qui permettait à l’enseigne de toucher les touristes étrangers. Elle ne possède qu’une autre boutique à Londres, dans le centre commercial de Brent Cross, en banlieue.

La décision de se séparer de ce bâtiment est compréhensible, car les acheteurs les plus rentables n’ont toujours pas pu faire leur retour en masse dans le pays. La normalité semble encore bien loin de retrouver ses droits, et Fenwick a affronté bon nombre de défis récemment, handicapé par sa décision tardive d’adopter le commerce en ligne.

500 millions de livres permettraient sans doute au groupe de compenser une partie de ses pertes récentes et de gagner de la trésorerie pour son fonds de pension en déficit. Mais le journal affirme que le prix demandé a découragé certains acheteurs potentiels. FashionNetwork.com a contacté l’entreprise, qui n’a pas commenté pour le moment.

Relancer l’activité de la boutique serait intéressant, car l’espace pour ouvrir de nouveaux grands magasins est réduit à peau de chagrin dans le West End ces derniers temps. John Lewis a obtenu un permis pour transformer les derniers étages de sa boutique d’Oxford Street en bureaux et M&S a des projets de revalorisation de sa branche de Marble Arch. Oxford Street a perdu à la fois House of Fraser et Debenhams, et à l’angle de Regent Street, Liberty a revu sa surface à la baisse il y a déjà des années.

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