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La famille Hermès organise l'apport de ses titres au futur holding anti-LVMH

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AFP
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24 nov. 2011

PARIS, 24 nov 2011 (AFP) - La famille Hermès est en train d'organiser la constitution de sa future holding, pour contrer le groupe LVMH entré au capital du sellier l'an dernier, mais sans le premier actionnaire individuel au sein de la famille, Nicolas Puech, qui ne veut pas y entrer, selon l'avocat de Hermès.

LVMH, Hermès
Patrick Thomas, gérant d'Hermès (manteau beige), et (face à lui,près de la cravate) Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique, et Bertrand Puech,président de la société familiale(cravate bleue), ici réunis pour l'inauguration de la boutique Homme à New York. D.KAMBOURIS/AFP



"Tous les papiers ont été signés par les membres de la famille actionnaires. Sauf par Nicolas Puech qui ne vient pas. C'est le seul à ne pas répondre à l'appel", a déclaré à l'AFP Me Philippe Ginestié, l'avocat de Hermès.

"Ce n'est pas une surprise, il avait dit qu'il voulait rester indépendant. Il va mettre ses actions dans une fondation", a précisé l'avocat.

Nicolas Puech est le premier actionnaire individuel au sein des héritiers, avec près de 6% du capital. Il n'a jamais fait mystère de son hostilité à la constitution d'une holding, qu'il n'estime pas nécessaire pour défendre Hermès face à LVMH. "La liberté de chacun est le meilleur garant de notre unité à long terme", avait-il déclaré.

"Nicolas n'a jamais vendu d'actions et ne le fera pas. Il prend sa voie à lui mais reste du côté de la famille Hermès", a assuré Me Ginestié. "Il ne va pas vendre à Bernard Arnault", a-t-il insisté.

L'objectif de la holding est d'empêcher LVMH de prendre le contrôle de Hermès. Le groupe de luxe du milliardaire Bernard Arnault a fait irruption il y a un an au capital du sellier du Faubourg St-Honoré. Il détient 21,4% de Hermès. Les membres de la famille Hermès en possèdent 72-73% et le flottant (les actions en circulation en Bourse) constitue moins de 7%.

La constitution de la holding, baptisée H51, doit être bouclée d'ici un mois. Les statuts ont été déposés au greffe du Tribunal de Commerce de Paris. "Tout le processus est en place et il se terminera avant le 15 décembre", a dit Me Ginestié. La holding regroupera 50,2% du capital détenu par les héritiers du fondateur Thierry Hermès.

Des membres actionnaires ont procédé à la mi-novembre à une série d'opérations sur leurs titres pour préparer la holding, selon des informations publiées par l'AMF, pour poser les jalons concrets de la holding. Pierre-Alexis Dumas, Sandrine Brekke et Agnès Harth et des sociétés qui leur sont liées ont effectué hors marché des cessions, acquisitions et transferts d'actions pour plus de 400 millions d'euros, au prix de 130 euros par titre, d'après des informations du gendarme de la Bourse, l'Autorité des marchés financiers (AMF).

"L'essentiel pour la famille, c'est d'avoir 50% dans la holding. Et ils vont les avoir. Que (Nicolas) Puech y soit ou non, ce n'est pas l'élément principal", commentait jeudi un analyste parisien auprès de l'AFP.

De son côté, l'association des actionnaires minoritaires (Adam) continue de se battre contre la constitution de cette holding, alors que la cour d'Appel de Paris a donné mi-septembre son feu vert à la création de la structure: l'Adam a déposé le 10 novembre un pourvoi en Cassation, a confirmé à l'AFP sa présidente Colette Neuville. Ce pourvoi n'est toutefois pas suspensif.

L'action Hermès a clôturé jeudi en légère baisse à la Bourse de Paris (-0,83% à 221,95 euros). Celle de LVMH en légère hausse (+0,28 à 106,90 euros).

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