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1 sept. 2014
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La fashion week new-yorkaise s’annonce tonique

Publié le
1 sept. 2014

On attend à New York du 4 au 11 septembre prochain 80 défilés dont 15 nouveaux designers et au total 12 pays représentés, présentant les collections printemps-été 2015.
 
Nombre de créateurs étrangers choisissent New York, attirés par les signes de reprise forts et l’extravagante richesse d’un petit nombre, qui ne cesse de croître.


Gareth Pugh passe de Paris à New York (collection automne-hiver 2014-15, photo Pixel Formula)



Ainsi sur les traces des Sass & Bide, on note la présence des Australiens, comme le nouveau créateur Tome, fuyant un marché dominé par la montée en puissance de la vente en ligne, avec Asos par exemple. On peut aussi citer à titre d’exemple le premier défilé de la créatrice nigérienne Lisa Folawiyo et de sa collection rebaptisée de son nom (anciennement Jewel by Lisa) chez Ladurée le 6 septembre.
 
Les lieux justement. Si de nombreux couturiers continuent à défiler au Lincoln Center, d’autres choisissent des lieux décalés comme Ladurée. Ou des lieux plus "artsy".

Tommy Hilfiger, dont les défilés sont des moments forts de la fashion week, donne le La en changeant de décor au Park Avenue Armory, ancien entrepôt militaire reconverti en salle de spectacle. Il innove avec les "First Timers", invitant des stars des media sociaux venus d’horizons variés qui assisteront à leur premier spectacle de mode et en rendront compte sur leur plateforme respective. Ce sera à suivre live le 8 septembre sur tommy.com.
 
Certains ont choisi des galeries d’art comme Chloé Gosselin, la jeune Française, créatrice d’accessoires, qui taille ses sacs dans des cuirs et des peaux exotiques et a défrayé la chronique en épousant le prestidigitateur David Copperfield de 30 ans son ainé. 
 
Elle présentera sa collection, distribuée à l’automne chez Saks, à la Bookstein Gallery. Ou encore dans des hôtels, comme la Suédoise Carin Rodebjer qui a choisi le Bowery Hotel pour sa marque éponyme.
 
Alors que Jeff Koons triomphe sur trois étages dans une exposition rétrospective au Whitney scandant son message avec ses œuvres hautes en couleur,  "L’art est un produit", Vanessa Friedman posait la question dès le début du mois d’août dans le New York Times : "les défilés ne sont-ils plus que des spectacles ?"
 
A l’appui de sa réflexion, la journaliste américaine citait l’exemple du prochain défilé du créateur anglais Gareth Pugh, protégé de Rick Owens, déjà distribué aux Etats-Unis chez Barneys, Bergdorf et Neiman Marcus.
 
Après avoir défilé pendant 6 ans à Paris, ce styliste londonien qui aime créer la surprise par la couleur ou la matière, a choisi New York où, avec le sponsoring de Lexus, il prépare un spectacle mêlant vidéo et danse qui devrait décoiffer. Ou encore Jeremy Scott qui, pour son défilé, a annoncé la collaboration de Miley Cyrus.
 
Les mannequins acteurs sont à l’honneur avec une conférence d’Olivier Saillard, directeur du musée de la Mode de la Ville de Paris, "Models Never Talk" (les mannequins ne parlent jamais), organisée en collaboration avec l’Alliance Française au Milk Studios le 8 septembre prochain.
 
Pour Nicole Fischelis, directrice de la mode chez Macys, c’est ce qui "rend ce cycle de mode si intéressant", cette rencontre de plus en plus prononcée entre la mode et l’art, ces "nouvelles attitudes", qu’elle guettera pendant ces défilés qui imprègnent la mode que ce soit par le choix des mixed media, du minimalisme ou encore du global fusion. 
 
La Française suivra les "recognized designers", les nouveaux d’hier comme Prabal Gurung ou Proenza Schouler ou encore le très "artsy" Tom Browne, et les nouveaux nouveaux comme Suno, Sophie Theallet, ou les créateurs de Made présentés dans une configuration statique au Milk Studio.
 
Coté couleur, il y a peu de chance que l’on évite l’orange. La série culte Orange is the New Black a déjà déteint sur la cérémonie des Emmys où Kerry Washington arborait une robe de feu signée Prada.
 
Au milieu de tous ces changements, certaines valeurs perdurent : le déjeuner-gala du Couture Council du FIT (Fashion Institute of Technology) qui ouvre les festivités le 3 septembre, honorant cette année la couturière d’origine vénézuélienne Carolina Herrera qui habillait Julia Louis Dreyfus aux Emmys.

Pascale Richard

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