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La "Fashion Week" se termine sur une note optimiste et encense l'effort

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AFP
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18 sept. 2009

NEW YORK (Etats-Unis), 17 sept 2009 (AFP) - La "Semaine de la mode printemps-été 2010" s'est terminée jeudi 17 septembre à New York sur une note optimiste, avec un clin d'oeil applaudi de Ralph Lauren à la récession des années 30 et aux vertus de l'effort.


Défilé Tommy Hilfiger preintemps-été 2010 sous les yeux de l'actrice Naomi Watts durant la fashion week de new york, septembre 2009. Photo : Reuters

Le créateur américain, qui aura 70 ans en octobre et a lancé il y a 42 ans cette marque synonyme de la vie saine des classes aisées de l'Amérique de la côte est, a tourné cette fois son regard vers les fermières et les cowgirls du Middle West, pour un défilé tout en denim et bleus de travail.

Le public, au sein duquel on remarquait beaucoup d'acheteurs asiatiques, s'est levé pour applaudir la collection, montrée au son du banjo et de l'harmonica.

"Il ne manquait que le camion et la voix off d'Henry Fonda", soulignait jeudi soir le quotidien Women's Wear Daily, évoquant l'adaptation à l'écran du roman de John Steinbeck "Les raisins de la colère", où une famille de fermiers expropriés dans les années 30 traverse les Etats-Unis pour chercher du travail.

Au centre de la collection, le "roi denim" délavé, déchiré, porté en salopette ou pour des pantalons trop larges retenus par des ceinturons de cow-girls, était accompagné de vestes rayées impeccablement coupées, de gilets sans manches sur des chemises d'homme usées.

Les fermières blondes étaient coiffées de casquettes de gavroche ou de chapeaux ronds en feutre, et le jean était là même le soir, porté sous une tunique en mousseline transparente et brodée de perles.

"Je crois à la capacité de réaction de l'Amérique, à son esprit pionnier", a écrit Ralph Lauren dans sa description de la collection. "Les temps difficiles aiguisent notre tendance vers l'idéal. J'ai été inspiré par le travail des ouvriers, des fermiers, des cow-boys, des femmes pionnières des vastes prairies qui ont relevé des défis", ajoute-t-il.

Quelques heures après, le défilé Calvin Klein était tout aussi réussi, dans un autre genre. Le talentueux directeur artistique d'origine brésilienne Francisco Costa, qui dessine les collections de la marque cédée en 2003 par le fondateur au groupe PBH, a une fois de plus fait montre de maestria technique.

Très féminines et minimalistes, les robes en organdi sont légèrement amidonnées, les grandes poches s'entrebaillent. Les coutures en diagonale forment des poches qui transforment le tout en une sorte de meringue vaporeuse.

Les couleurs sont délicatement fânées, blanc, beige, ou gris perle. Dans leurs robes de vestales, les mannequins ont les cheveux encore mouillés et des queues de cheval, elles sont à peines maquillées et portent des socques.

Tout cela plait beaucoup aux "fashionistas" qui courent depuis une semaine de défilé en défilé, juchées sur leurs talons de 10 centimètres, et ne lâchent jamais leurs téléphones portables.

Sur lesquels elles "twittent" sans arrêt pour annoncer en 140 signes que la chanteuse Janet Jackson est arrivée ou que l'ouverture du défilé a été faite par "Jac", Monika Jagaciak, une mannequin polonaise de 15 ans aux yeux bleus immenses et tristes, qui provoque des remous dans le monde de la mode depuis qu'elle est devenue vedette à 13 ans.Par Paola MESSANA

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