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La Febea dévoile deux études sur le secteur de la cosmétique en France

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today 3 juil. 2019
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La Febea (Fédération des entreprises de la beauté), syndicat professionnel des entreprises de beauté et de bien-être qui réunit 350 entreprises, révèle deux études sur le secteur de la cosmétique en France. La première a été menée par le cabinet d’études économiques et de conseil Asterès. Elle met notamment en lumière la nature des entreprises qui composent l'industrie, leur situation géographique ou encore leurs investissements en recherche et développement. 
 

Le secteur des cosmétiques a effectué 45 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France en 2018 - Shutterstock


Dans le secteur de la cosmétique française, 82 % des entreprises sont à actionnaire familial unique et sont majoritairement installées en province, puisque c’est le cas de 67 % d’entre elles. La cosmétique pèse particulièrement dans les exportations françaises puisqu'en valeur, elle représente 14 milliards d’euros par an, ce qui en fait le troisième secteur le plus important en termes de ventes à l'étranger. Tant et si bien que depuis 2010, les exportations en cosmétique augmentent de 5 % par an et que 60 % du chiffre d'affaires est réalisé en dehors des frontières hexagonales par les entreprises du secteur.

Au global, la filière cosmétique a engrangé 45 milliards d'euros en 2018, dont 24 milliards effectués par les fabricants. En France, 164 000 personnes sont employées par ce secteur, qui dépose chaque année 3,6 brevets à chaque million d’euros dépensé en recherche et développement. De quoi contribuer à l’hégémonie des entreprises françaises dans le secteur puisqu’elles détiennent 23 % des parts du marché international.  

La seconde étude, menée par le cabinet CH2 Conseil, revient sur l’attractivité des produits français, qui bénéficient de l’image de qualité du savoir-faire hexagonal. Pour autant, elle rappelle l’attrait croissant de la K et de la J Beauty (en provenance de la Corée du Sud et du Japon donc), et souligne aussi l’émergence de pays comme la Chine ou l’Italie dans ce secteur. Tout en insistant sur les jeunes marques indépendantes qui se lancent sur le digital en bousculant les pratiques et les habitudes historiques, mais aussi sur les modes de consommation en évolution avec l’écoresponsabilité des consommateurs et leur désir grandissant de consommation réfléchie.
 
« Les entreprises cosmétiques en France ont su créer une filière d’exception. Elles attendent désormais un appui politique tant sur le marché intérieur qu’à l'export et un soutien sur les questions réglementaires afin de conserveur leur place de leader mondial. Le soutien du made in France doit aussi s’appliquer à la filière cosmétique », conclut Patrick O’Quin, président de la Febea.

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