×
2 741
Fashion Jobs
Publicités
Publié le
13 mai 2020
Temps de lecture
4 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

La Fédération française du prêt-à-porter féminin crée une subvention à la transformation digitale

Publié le
13 mai 2020

Le confinement a mis à jour les fractures digitales. C'est vrai pour l'écart entre citoyens équipés individuellement d'internet et ceux qui n'ont pas accès ou doivent partager cet accès. C'est aussi une réalité pour les entreprises, en particulier dans la mode.


Le plan d'amplification digitale doit permettre à des marques et entreprises de mode française d'accélérer leur transformation numérique - Shutterstock


A l'heure où les boutiques ont fermé leurs portes durant deux longs mois dans le cadre des mesures pour la lutte contre l'expansion de l'épidémie de Covid-19, les marques, enseignes et revendeurs qui disposaient de solutions numériques ont pu maintenir une activité ou entretenir les contacts avec leurs partenaires.

C'est pour réduire au plus vite cet écart et le déficit numérique que comptent certaines marques françaises, que la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin, qui alerte le secteur depuis plusieurs années sur la nécessité de s'orienter vers le digital, a imaginé un dispositif de soutien aux acteurs hexagonaux.

"Depuis le début de la crise, la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin a développé un grand nombre d’actions pour soutenir et accompagner les entrepreneurs de mode dans cette période difficile, explique Pierre-François Le Louët. Aujourd’hui, parce que la reprise du retail sera progressive et parce qu’il reste un certain nombre d’incertitudes quant aux prochains salons et showrooms, nous avons pensé ce plan pour accompagner la stratégie d’omnicanalité nécessaire à la survie de nos entreprises."

Baptisé Plan d'amplification digitale, ou PAD, il entend agir sur différents sujets digitaux identifiés comme des freins au développement des marques et enseignes de mode. Pour ce faire, le plan se constitue en deux volets et a été imaginé par les équipes de la Fédération comme un dispositif "à la carte".

Le premier volet est en fait une subvention directe aux entreprises, avec le soutien du DEFI. Celle-ci se monte à 1 500 euros et permettra d'accompagner le projet d'une entreprise sur l'une des six grandes thématiques. Sur chacune d'elle, les équipes de la Fédération ont identifié des partenaires potentiels. Le premier axe concerne un abonnement à une plateforme BtoB (Joor, Le New Black, Playologie*, Colect), le déploiement d’une prospection CRM (Hubspot, Sugar...), ou l'accès à une plateforme de marketing automation par courriel (Mailchimp, Sarbacane...). Le deuxième axe concerne le volet image avec la numérisation des collections, l'accès aux solutions sur le traitement des images, la réalité augmentée et la réalité virtuelle ou encore la vidéo (Change of Paradigm*, Grand Shooting*, Ordre, Picapics, Smartzer, Skyboy). Le troisième point concerne la création et l'optimisation d'un site e-commerce (Presta Shop, Shopify*, Squarespace, Socloz*, Sensefuel). Le quatrième point porte sur l'accompagnement en stratégie et marketing digital (Gender Agency, Heuritech, Retviews, Tagwalk). Les marques pourront aussi solliciter la subvention pour un accompagnement par un partenaire en délégation e-commerce (Ankorestore*, The Other Store*, Weeby) et enfin travailler à leur référencement sur les places de marchés (Diatly, Neteven, The Agent, Upplersur).

Au-delà de cette subvention, le second volet du PAD annoncé est l'accès privilégié à "un pool de partenaires digitaux, qui en réponse au contexte difficile, ont accepté de participer à un effort solidaire de soutien aux marques de la Fédération avec des accompagnements spécifiques et des conditions préférentielles."

A l'heure ou les trésoreries sont pour beaucoup de marques tendues et la transformation digitale un impératif, ce plan, qui vient en soutien d'une stratégie d'entreprise, doit permettre à plusieurs dizaines de marques françaises d'enclencher à moindre coût ces projets.

Les sociétés pourront présenter leur projet pour bénéficier du PAD auprès de la Fédération. Les inscriptions seront enregistrées entre le 1er et le 15 juin auprès d'Anne-Laure Druguet (aldruguet@pretaporter.com). "Nous voulons accompagner 70 marques. Les dossiers seront étudiés par le comité de sélection et nous voulons que les premiers projets débutent dès le second semestre", explique Pierre-François Le Louët qui note que la période de confinement a fait comprendre l'importance de cette transformation aux acteurs du secteur.

Toutes les marques n'ont pas vocation à devenir des marques digitales et verticalement intégrées, mais apporter des briques numériques, dans des sociétés établies, pourraient les aider à résister à la tempête actuelle.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com