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12 oct. 2010
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La fiabilité du Port de Marseille en question

Publié le
12 oct. 2010

Porte sur le Maghreb et les pays d’Extrême-Orient, le Port de Marseille reste un passage privilégié pour ceux qui souhaitent s’approvisionner hors de l’Union Européenne. Mais le climat social perpétuellement tendu sur place a contribué à donner au port la réputation d’être d'une fiabilité limitée.


Le Port de Marseille

C’est ce qu’a notamment pu découvrir à ses dépens l’enseigne Soul Edge. Alors que l’heure est à l’approvisionnement des collections pour la rentrée, la CGT appelle les dockers marseillais à bloquer le port de marchandises, réclamant la prise en compte du critère de pénibilité dans le cadre des départs en retraite. "Au final, nous avons pris trois semaines de retard, à cause de cela", confie Yann Claupour, attaché commercial. "En raison du blocage, les bateaux étaient déroutés vers le port de Barcelone, ce qui a forcement eu des conséquences".

Un problème partagé par un détaillant spécialisé dans le denim. "Kaporal a eu de gros retards à certains moments en raison des mouvements sur le port de Marseille", explique-t-il, soulignant que la marque a été contrainte de livrer ses magasins "au compte-goutte". Pour Fabrice Raoul, directeur commercial de Didier Parakian, il s’agit d’un réel handicap pour une partie de la profession. "Nous ne sommes pas touchés car nous privilégions l'acheminement de nos collections par la route ou par les airs", confie-t-il à Fashionmag.com. "Ceci dit, pour les marques qui font produire en Inde, au Vietnam ou en Chine, c’est plus compliqué. Et notamment dans le denim".

Pour la marque marseillaise Sugar, le problème ne se pose pas. "Nous produisons très majoritairement en France, avec moins de 10 % de produits venant de Tunisie", explique son PDG Jean-Richard Tokatlian, pour qui le problème est ailleurs. "S’il se produisait une pénurie d’essence, là, cela pourrait clairement devenir un problème pour la région". Bloqué depuis le 27 septembre, le port pétrolier de Marseille approvisionne cinq grandes raffineries françaises, faisant de la pénurie l’un des enjeux majeurs du conflits en cours (57 millions de tonnes d'hydrocarbures ont transité par le port l'an passé).

Un conflit qui aura avant tout eu pour première victime la réputation du port, dont la fiabilité est largement remise en question par industriels et commerçants. "C’est bien simple: autour de moi, la plupart des gens refuse à présent de se faire livrer via Marseille", lâche Jean-Richard Tokatlian. En 2009, 83 millions de tonnes de matériel ont transité par le port de Marseille, en chute de 13 % par rapport à 2008.

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