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24 mars 2022
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La filière de la maroquinerie adresse 22 propositions aux candidats à l'élection présidentielle

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24 mars 2022

Alors que s'approche le scrutin présidentiel, c'est au tour du secteur français de la maroquinerie de prendre la parole, et d'adresser ses propositions aux candidats. Dans le cadre d'un livre blanc dévoilé le 23 mars, la Fédération Française de la Maroquinerie adresse ainsi 22 propositions réparties en quatre axes stratégiques.


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Le premier d'entre eux est le soutien à la singularité de la maroquinerie française. La FFM préconise de valoriser la pertinence du dispositif "Fabriqué en France", et que l'Etat accompagne la réindustrialisation des entreprises tricolores. La filière souhaite également que soient harmonisées les législations françaises et européennes, et que soit instauré un cadre de référence pour les matières émergentes. Est également demandé que le plafond de consommation électrique des ateliers du secteur (rubrique n°2360 de la nomenclature ICPE) passe de 200 à 400 kilowatts.

Sur le volet de la préservation des savoir-faire par la formation et l'emploi, la filière propose que l'Éducation nationale oriente davantage vers les métiers manuels, que soient déployées des incitations pour que les apprentis restent dans les entreprises après leurs formations, et que les heures de formations dispensées soient défiscalisées. Est par ailleurs proposé que soit favorisé l'emploi de formateurs seniors ayant atteint l'âge de la retraite.

Le troisième volet porte sur la valorisation des savoir-faire d'excellence de la maroquinerie. Avec quatre propositions: l'encouragement des efforts de communication institutionnelle pour promouvoir le CIMA (crédit d'impôt Métiers d'art), et l'élargissement des critères d'éligibilité à ce dernier. Est également suggéré le remplacement de la notion de création d'ouvrages en "un seul exemplaire ou en partie série" par un critère de durée. Est en outre préconisé le maintien du crédit d'impôt collection.

Sur le front de la lutte anti-contrefaçon, sept propositions sont faites, dont la création d'une instance interministérielle de réflexion stratégique sur le sujet. La filière souhaite que soient renforcées les compétences des tribunaux, via la spécialisation des avocats, et que les agents de la DGCCRF (répression des fraudes) puissent eux-mêmes constater et intervenir. Un "devoir de diligence" des acteurs de la vente en ligne est réclamée, ainsi que l'implication plus étroite des opérateurs de paiement, et la création d'un guichet unique centralisant plaintes de consommateurs, titulaires de droits et opérateurs de paiement. Est également sollicité la défense d'un cumul total de protection entre droit d'auteur et droit spécifique sur les dessins et modèles.

La durabilité n'est pas oubliée par les professionnels de la maroquinerie. Ils appellent à une facilitation des dispositifs axés sur durabilité, réparabilité et analyse du cycle de vie des produits. De même qu'une aide pour amener l'industrie à améliorer son impact environnemental, ainsi qu'à évaluer leurs pratiques RSE. Des dispositifs qui permettraient par ailleurs de "protéger le consommateur dans son acte d'achat", indique le livre blanc.

"Il faut délivrer les entreprises françaises des contraintes à leur développement, les protéger de toute concurrence déloyale et promouvoir la formidable capacité de la maroquinerie française a sans cesse se réinventer", résume Arnaud Haefelin, président de la fédération de la maroquinerie. Un secteur qui, en France, revendique 1.700 artisans pour 540 entreprises.

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