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Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
24 janv. 2022
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La haute couture parisienne s’ouvre avec un défilé émotionnel et surréaliste de Schiaparelli

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
24 janv. 2022

La saison de la haute couture parisienne, unique en son genre, s’est ouverte lundi matin avec le défilé brut, émotionnel, surréaliste et glamour du couturier Daneil Roseberry pour Schiaparelli.


Schiaparelli - Spring-Summer2022 - Haute Couture - Paris - © PixelFormula


 
Présenté dans le décor de marbre du Petit Palais sur les Champs-Élysées, le défilé rassemblait un premier rang opportunément surréaliste : Kanye West en veste Yeezy et couvre-chef noir, sa nouvelle compagne officielle Julia Fox en combinaison noire en cuir et sac à main à fermoir doré oversize (tous deux de Schiaparelli) et Pixie Lott, toujours aussi jolie dans une veste à quatre poches et multiples cadenas.
 
La moitié du premier rang portait des bijoux de la maison : des extensions d’ongles dorées de plusieurs centimètres de long, des sacs à main bouche graphiques, des colliers balance de la justice et de grands anneaux de téton.

Avec Daniel Roseberry, Schiaparelli a retrouvé le panache et l’enthousiasme qui lui manquaient depuis plus d’un demi-siècle, notamment grâce à ses accessoires pour différentes parties du corps et à ses sacs à main inspirés de divers éléments du visage. Daniel Roseberry a aussi habillé une belle palette de stars qui ont rajeuni le public de la maison historique : Beyoncé aux Grammy, par exemple, ou Kate Blanchett aux Golden Globes.
 
Mais le confinement prolongé a conduit Daniel Roseberry à une période d’introspection concernant la pertinence de la mode. Le résultat : une collection complètement inattendue même pour cette maison de haute couture aux affinités artistiques, avec de remarquables manches en métal, des costumes, des feuilles flottantes et des toiles d’araignée.
 
« Des sculptures sans masse », comme les décrit Daniel Roseberry dans les notes du programme. Des formes dorées sont brodées sur des cabochons vintage et des cristaux de la fin des années 1930.
 
« L’effet est infantile et un peu brut », décrit le designer texan, qui a salué avec grâce dans l’aile la plus baignée de lumière du palais, sous les applaudissements nourris de deux autres designers émérites : Olivier Rousteing et Simon Porte Jacquemus. Assis aux côtés d’Anna Wintour, le charismatique patron de Schiaparelli, le milliardaire Diego Della Valle, paraissait lui aussi enchanté.
 
Des robes de cocktail en cuir verni avec des manches coniques géantes complétées par de multiples anneaux dorés, et une robe longue noire en mousseline transparente, entourée d’une corolle de feuilles d’or 24 carats flottant dans les airs, témoignent de l’extrême maîtrise de la haute couture de l’atelier de Schiaparelli, place Vendôme.
 
Du côté des accessoires, Daniel Roseberry élargit la palette avec des boucles d’oreilles en forme d’oreilles ornées de perles et d’émeraudes et des filets de courses dorés.
 
Les défilés de haute couture sont toujours le résultat d’un important travail en collaboration, comme l’excellente équipe de Daniel Roseberry le souligne avec cette fabuleuse présentation. On retiendra notamment les canotiers géants coupés en deux par Stephen Jones et les chignons sculptés défiant la gravité de Guido Palau. Le maquillage pâle et les yeux cappuccino juste assez tourmentés sont imaginés par Pat McGrath, tandis que Cam Tram signe des ongles métalliques d’un autre monde.
 
Le tout guidé par l’esthétique chic, impertinente et décalée de Daniel Roseberry, le créateur qui redonne enfin ses lettres de noblesse à Schiaparelli. Et de quelle façon.

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