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11 sept. 2014
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La London Fashion Week fait le pari du numérique

Publié le
11 sept. 2014

La nouvelle édition de la semaine de la mode londonienne, qui présentera les collections printemps-été 2015, démarre en fanfare dès ce vendredi 12 septembre au travers d’une cinquantaine de défilés et d’une vingtaine de présentations.

Huit designers feront leur apparition dans le calendrier de cette semaine de la mode : la Française Faustine Steinmetz, retenue cette année par NewGen, le dispositif de soutien à la création sponsorisé par Topshop, Marchesa, qui vient fêter à Londres ses 10 ans de carrière, mais aussi Schrimps Trager Delaney, H by Hakaan Yildirim, Lulu & Co, Danielle Romeril et Isa Arfen.


La Française Faustine Steinmetz participe à la fashion week londonienne (visuel collection automne-hiver 2014-2015)



Organisateur de la semaine de la mode londonienne, le BFC, le conseil de la mode britannique, continue à faire du numérique sa priorité numéro 1 : «Nous voulons que les entreprises de mode britanniques soient au premier plan de l’innovation et du numérique et, dans le cadre de cette stratégie, nous encourageons les entreprises à aller en ligne et à utiliser la technologie pour améliorer l’efficacité de l’industrie de la mode » fait-on savoir du côté du BFC.

La Fashion Week ne manque pas à ce sujet d'initiatives.

Immédiatement après le défilé de sa ligne Prorsum le lundi 15 septembre, Burberry va offrir aux utilisateurs de Twitter la possibilité d'acheter les couleurs des vernis à ongles portés lors du défilé.

La marque va ainsi utiliser le tout nouveau bouton d'achat dévoilé par Twitter cette semaine.

De son côté, House of Holland va collaborer avec la société Metail afin de permettre aux utilisateurs de regarder le défilé en live prévu le 13 septembre à 18h30, d'essayer les vêtements en temps réel et de les pré-commander. Il faudra se connecter sur le site www.tryonhouseofholland.com au moment du défilé.

La marque Hunter, elle, va collaborer avec la start-up spécialisée dans la vidéo en temps réel Grabyo afin de délivrer jusqu'à 10 instantanés de son défilé à ses fans sur Twitter (#Beahunteroriginal).

Sélectionnés en juillet dans le cadre du BFC Contemporary (ndlr : une initiative d’accompagnement des créateurs de mode et d’accessoires contemporains) les créateurs Alexis Barrell, Georgia Hardinge, Paper London, Prism et Zoë Jordan, lanceront, eux,  chacun un article en édition limitée qui sera vendu sur eBay en septembre.

Le BFC va également lancer une série de boîtes à outils sur des thèmes variés (mots-clés Google, comment choisir son agence digitale etc…) destinées à aider les créateurs à développer leur propre stratégie numérique.

Les défilés continueront à être retransmis en live sur différents écrans mis à la disposition par le BFC. Certains shows, comme ceux de Regina Pyo et Edeline Lee, ne seront d’ailleurs visibles que sur écrans.

Laboratoire de tendances et de créativité, Londres continue ainsi sa mue sans pour autant perdre de sa singularité : «Autrefois destinée à des happy few, l’excentricité de la mode londonienne est aujourd’hui le socle même de son succès commercial et de sa démocratisation » explique Nathalie Constanty, consultante mode, beauté et design pour le Bon Marché.

Pour preuve, le BFC s’est allié pour la deuxième année consécutive à la société New West Company, en charge du développement de la la célèbre rue commerçante d’Oxford Street, pour rendre accessible la mode à tout le monde.

Outre le lancement de collections capsules, les distributeurs présents dans cette rue organiseront des séminaires de style sur des sujets aussi divers que les achats et les médias sociaux, animés par des grands noms de l’industrie. Oxford Street se parera pour l’occasion de 75 drapeaux géants illustrant le meilleur de la mode britannique.

« Il faut regarder ces initiatives dans leur globalité, explique Robin Schulié, acheteur chez Maria Luisa. Idividuellement ces propositions ne se feraient pas sans une vraie direction et une politique volontariste- et surtout transversale - de soutien de la scène de la mode anglaise/londonienne. Cette dernière bénéficie d’une presse locale innovante et puissante sur le plan international, d’une industrie aussi coopérative qu’elle puisse l’être- comme en témoignent les sponsorings privés extrêmement créatifs de type Topshop- sans oublier le dynamisme des pouvoirs publics », conclut l’acheteur.

Stéphanie Salti

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