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26 janv. 2015
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La Maison Schiaparelli renoue avec ses origines

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AFP
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26 janv. 2015

Revenue l'an passé dans les défilés haute couture après 60 ans d'absence, la Maison Schiaparelli a présenté lundi une collection « émouvante », hommage à l'esprit de sa fondatrice, sous les yeux de Carla Bruni-Sarkozy.


Défilé Schiaparelli à Paris (Pixel Formula)



Un défilé « très beau, émouvant qui revisite quelques classiques », a déclaré Carla Bruni-Sarkozy, à l'issue du défilé organisé au siège historique de la maison Schiaparelli, place Vendôme. La chanteuse et ex-top modèle a dit apprécier « les silhouettes très fines et longilignes » de la collection présentée en l'absence du styliste Marco Zanini, dont l'enseigne avait annoncé le départ en novembre.

Tailleurs épaulés, pantalons larges, imprimés surréalistes rappelant le style Salvador Dali : la collection printemps-été 2015, baptisée « Reflets d'Elsa », se veut un hommage à Elsa Schiaparelli, qui fonda la maison de couture en 1927.


Les robes longues de Schiaparelli à Paris (Pixel Formula)



Oeuvre collective, la collection a bénéficié de la collaboration du photographe et designer Jean-Paul Goude qui a signé la mise en scène du défilé. Baigné de lumière rose, sur un Boléro de Ravel chanté par des choeurs africains, le show a proposé des silhouettes aux lignes fluides et élancées. « Chacune illustre le caractère intemporel du lexique Schiaparelli et son obsession pour les coeurs transpercés, les cadenas ou encore la constellation de la Grande Ourse », indique la maison de couture.

Les robes sont longues, drapées ou en trompe-l'oeil, en satin ou crêpe de soie, parfois rehaussées de broderies. On retrouve le « rose shocking », la nuance de fuchsia créée par la maison en 1937 pour la lancement de son parfum. Les smokings sont déclinés en laine, soie, ou velours. Ils cachent parfois de grands noeuds drapés dans le dos. « Nous voulions remettre de l'émotion dans la haute couture », a déclaré l'actrice et mannequin Farida Khelfa, égérie de la marque.


Schiaparelli, laboratoire de créations, à Paris (Pixel Formula)



La maison Schiaparelli assure aujourd'hui vouloir revenir à ses origines en étant un laboratoire de création et en collaborant, de temps à autres, « avec quelques grands créateurs invités ». Elle l'avait fait en 2013 avec une collection signée Christian Lacroix.

« Niveau mondial »

Après une parenthèse de 60 ans, la griffe avait été relancée sur les podiums en 2013 par Marco Zanini qui avait renoué avec l'ironie et excentricité de sa fondatrice. Assoupie depuis sa disparition en 1973, la maison a été rachetée en 2007 par l'homme d'affaires italien Diego Della Valle, patron du groupe Tod's. « L'idée est de refaire une maison de niveau mondial », a déclaré ce dernier à la presse lundi.

Considérée comme la grande rivale de Coco Chanel, Elsa Schiaparelli était connue pour ses chapeaux excentriques, ses robes homard ou squelette. Entourée d'artistes, dont Cocteau et Dali, influencée par les surréalistes, la créatrice italienne a fait partie du renouveau de la couture au début des années 1930 en apportant à ses tenues une touche de désinvolture et de fantaisie.

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