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La marque de montres suisses Frédérique Constant rachetée par Citizen

Publié le
today 27 mai 2016
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La marque de montres suisse Frédérique Constant s'est vendue au Japonais Citizen. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé. L'objectif est d'assurer l'avenir de l'entreprise à défaut de la transmettre à la seconde génération.

(c) AFP


Les fondateurs, le Néerlandais Peter Stas et son épouse Aletta, souhaitaient transmettre l'entreprise à leurs enfants, mais ceux-ci ont choisi une autre voie, l'un dans les énergies renouvelables, l'autre dans le domaine médical, ont-ils expliqué dans un communiqué.

Pour assurer l'avenir de l'entreprise, ils ont donc opté pour une vente au groupe japonais, qui va marquer le début d'une « nouvelle phase de développement », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Fondée en 1998, l'entreprise basée à Plan-les-Ouates, une commune proche de Genève considérée comme le bastion horloger du canton, emploie quelque 170 personnes.

La marque se positionne sur le segment des montres suisses classiques à prix raisonnables, vendues entre 500 et 3.500 euros, et écoule environ 150.000 pièces par an.

A Baselworld, le grand salon horloger qui se tient chaque année au printemps à Bâle, Frédérique Constant avait été une des premières marques à dévoiler une montre suisse connectée l'an passé, aux côtés d'un modèle de sa filiale Alpina.

Le groupe japonais Citizen, qui étend ainsi sa gamme de produits, est déjà présent en Suisse, où il avait racheté en 2012 la société Prothor Holding, propriétaire entre autres de la Manufacture La Joux-Perret qui produit des mouvements mécaniques pour l'industrie horlogère.

La transaction avec Frédérique Constant intervient dans un contexte tendu pour l'industrie horlogère suisse, qui a vu son activité se détériorer après des années de forte croissance.

L'an passé, les exportations horlogères suisses se sont contractées de 3,3 %, à 21,5 milliards de francs suisses (19,4 milliards d'euros), reculant pour la première fois depuis 2009, face à une dégringolade des ventes à Hong-Kong, le premier marché pour les fabricants des montres suisses.

Sur les quatre premiers mois de 2016, elles ont poursuivi leur déclin, accusant une baisse de 9,5 % selon les statistiques de la fédération de l'industrie horlogère, alors que les ventes en Europe se sont détériorées depuis les attaques à Paris en novembre dernier.

Avec AFP

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