×
Publicités
Par
AFP
Publié le
22 févr. 2015
Temps de lecture
2 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

La marque horlogère Ulysse Nardin prend des mesures de chômage partiel

Par
AFP
Publié le
22 févr. 2015

La marque horlogère suisse Ulysse Nardin, spécialisée sur les montres de luxe, très appréciées des collectionneurs russes, va à son tour mettre en oeuvre des mesures de chômage partiel, a-t-elle confirmé vendredi à l'AFP.

Photo : ulysse-nardin.com


La maison horlogère, rachetée en novembre dernier par le groupe de luxe français Kering, a placé une partie de ses 320 collaborateurs au chômage partiel, selon les titres régionaux L'Impartial et L'Express.

Le taux moyen se situe à 20%, mais monte jusqu'à 60% sur certaines activités, selon ces quotidiens du canton de Neuchâtel, le berceau de l'horlogerie suisse, qui précisent que ces mesures ont été prises à la fin de l'année dernière.

"La crise russo-ukrainienne en est la raison principale: nous subissons ses effets depuis déjà une année", a expliqué Patrik Hoffmann, son directeur général, cité sur ArcInfo, le site qui fédère les informations des deux journaux.

"Mais les taux de change et la baisse du prix du pétrole ont eu également des effets", a-t-il ajouté.

D'autres marques horlogères suisse ont déjà mis en oeuvre des mesures de chômage partiel ces derniers mois.

En fin d'année dernière, la manufacture Cartier, propriété du groupe Richemont, numéro deux mondial du luxe, avait mis en oeuvre des mesures similaires à partir de novembre sur son site de Villars-sur-Glâne (Suisse).

Tag Heuer, une des marques du groupe LVMH, avait également annoncé fin octobre le licenciement de 46 personnes et la mise au chômage technique de 49 autres employés.

Après des années de forte croissance, les défis se sont multipliés pour l'industrie horlogère suisse ces derniers mois, entre le ralentissement en Chine, où les ventes de montres de luxe ont été durement touchées par les mesures de lutte contre la corruption, le conflit entre la Russie et l'Ukraine ainsi que la chute des cours du pétrole qui s'est accompagné d'une chute du rouble. S'y ajoute également la forte hausse du franc suisse, à la suite de la décision de la banque centrale helvétique d'abandonner l'instrument qui limitait l'appréciation de la devise helvétique face à l'euro.



Zurich, 20 fév 2015 (AFP)

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.