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2 déc. 2020
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La marque JB Martin renaît de ses cendres sous l'impulsion de Spartoo

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2 déc. 2020

En juin dernier, une entreprise patrimoniale du soulier en France a cessé ses activités. JB Martin, née en 1921 à Fougères, a été liquidée par le tribunal de commerce de Paris, la crise du Covid-19 ayant donné le coup de grâce à cette marque-enseigne en difficulté depuis plusieurs années. Ses 120 salariés ont été licenciés et sa quinzaine de boutiques a fermé. Aujourd’hui, le groupe grenoblois Spartoo, qui a déjà réalisé plusieurs opérations de croissance externe -réussies ou non-, a mis la main sur la marque JB Martin, ainsi que les actifs qui l’accompagnaient, à savoir les labels Christian Pellet (chaussures homme) et Un matin d’été (souliers femme).


JB Martin


"Les marques JB Martin, Christian Pellet et Un matin d’été mettent un point d’honneur à la mise en place de partenariats solides sur du long terme avec des fournisseurs et des fabricants, tous liés par la volonté de réaliser l’excellence", argumente Spartoo dans un communiqué.

Des modèles au nom des trois griffes sont d’ores et déjà en vente sur la plateforme de l’e-commerçant isérois, qui ne dévoile pas encore sa stratégie de relance concernant JB Martin, comme par exemple la possible commercialisation de la marque chez d’autres revendeurs.

JB Martin bénéficie d’un capital historique fort. Son activité a débuté il y a près de 100 ans sous l'impulsion de Jean-Baptiste Martin, au cœur d'un bassin historique d'Ille-et-Vilaine centré sur le chausson et la chaussure depuis le milieu du XIXe siècle. L’entreprise, qui a employé jusqu'à 1.200 personnes à Fougères dans les années 70, a su tirer son épingle du jeu avec une collection pour femme milieu de gamme et ses fameux 'escarpins Louis XV'. Son usine de fabrication française ferme toutefois en 2009, en raison d’un dépôt de bilan. L’entreprise fait par la suite face en 2017 à une procédure de redressement judiciaire, dont elle ne se relèvera pas.

L’appétit de Spartoo pour les chausseurs en difficulté



Ces dernières années, Spartoo a déjà ajouté à son escarcelle les marques de chaussures pour enfant GBB (en 2017), et Easy Peasy (début 2020), toutes deux acquises à la barre d’un tribunal. La société menée par Boris Saragaglia a surtout racheté à Vivarte l’enseigne historique André en 2018. Néanmoins, plombée par un marché atone et l’émergence de la crise sanitaire, la chaîne est placée en redressement judiciaire en avril dernier et cédée durant l’été à François Feijoo, qui ne reprend que 55 de ses 180 magasins.

Fondée en 2006, la société Spartoo revendique un chiffre d’affaires annuel de 180 millions d’euros et une présence dans 25 pays. Comme l’expliquait Boris Saragaglia au printemps dernier, la plateforme "a connu en 2019 sa plus belle année en treize ans avec 9 millions d'euros de cash flow opérationnel dégagé". Pendant ce second confinement, le site a ouvert sa marketplace aux détaillants de mode indépendants dont les boutiques avaient le rideau baissé.

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