×
Publicités
Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
27 janv. 2021
Temps de lecture
4 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

La mode homme défile à Paris avec Hed Mayner, Ungaro, Botter et Etudes

Traduit par
Clémentine Martin
Publié le
27 janv. 2021

La Semaine du prêt-à-porter masculin à Paris mêle allègrement les nationalités, et nombreux sont les créateurs qui proposent des pièces portables avec une touche d’originalité et avec un point de vue affirmé. Quatre d’entre eux ont particulièrement retenu notre attention.

 


Hed Mayner : démesure groovy

Hed Maner ne cesse de s’améliorer. Son travail montre toujours plus de maturité, et un plus grand sens de l’accomplissement. Ce créateur israélien propose des costumes taillés avec art.


Hed Mayner

 
Adepte des volumes impressionnants, Hed Mayner arrive malgré tout à flatter la silhouette. On retiendra notamment ses costumes formels à manches ondulantes habillant des chefs d’entreprise mâtinés de super-héros, ou encore ses costumes zazou prêts à dévaler les pistes de ski. La doudoune blanche Dali Lama d’Hed Mayner, avec son col montant spectaculaire et son empiècement en maille beige dans le dos, réclame à grands cris les couvertures des magazines.
 
Sans oublier ses élégants pulls en laine et ses cardigans à découpe, pleins de personnalité, tout comme ses pantalons de matelot exagérément larges.

Les képis aux lignes douces et les bottes en cuir en cuir souple apportent la touche finale à cette collection très réussie d’Hed Mayner, ancien finaliste du prix LVMH, qui propose une vision pour le moins singulière de l’élégance masculine.

Ungaro: l’élégance, oui, mais le confort aussi



Parmi les maisons qui connaissent actuellement un renouveau de leurs collections homme, on ne saurait oublier Ungaro, dont le designer Philippe Paubert s’est concentré sur deux éléments clés : le confort et la maille, omniprésents dans les pièces formelles et décontractées de la saison.


Emanuel Ungaro

 
"On cherche avant tout à permettre le mouvement, à accompagner les performances et à donner de la liberté au client", résume Phlippe Paubert. Il a rejoint la maison il y a plus de vingt-cinq ans, lorsqu’elle était encore sous la direction de son fondateur, Emmanuel Ungaro.
 
Choisissant des matières nobles, Philippe Paubert propose d’impeccables cabans en maille double face de laine et d’alpaga, ainsi que des blousons double face imprimés de chimères figuratives sur l’intérieur.
 
Originaire de Bretagne, le créateur passe la majeure partie de son année à Nice. Pour cette collection, il propose aussi d’excellentes versions des pulls traditionnels des îles Aran, confectionnés en maille mélangée, torsadée et tressée. Le tout regroupé dans une collection épurée, photographiée dans l’atelier du sculpteur Jean-Charles Mainardis.
 
Pour le soir, le label imagine un impressionnant costume en velours turquoise, associé à une épaisse laine mérinos. Ajoutez des baskets ou des bottines patinées à bout ajouré. Les vestes en maille jacquard ornées du logo historique de la maison n’ont pas manqué de retenir l’attention, mais la pièce maîtresse de la collection reste un manteau gris chiné en laine et alpaga ultra-doux, évoquant une robe de chambre. Pas question de sacrifier le confort cette saison.
 
"Je veux habiller un homme liquide", aimait déclarer Emmanuel Ungaro. "Je crois que c’est le cas de celui-ci", souriait Philippe Paubert lors d’une interview en vidéo avant le défilé. Il a rejoint la maison en 1992 et a déjà plus de 30 collections pour Ungaro à son actif.

Botter: sensibilisation à la sauvegarde de la barrière de corail

Le duo Botter, composé de Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh, prend la parole dans une vidéo engagée pour la préservation du corail dans les Caraïbes, et notamment à Curaçao.


Botter


On y voit d’ailleurs des images prises sur cette île le 10 janvier dernier et montrant des nageurs dans une couveuse de corail. Les "bébés" coraux sont attachés à des casiers solidement fixés au fond de l’océan, et les bénévoles s’activent pour tenter de reconstruire la barrière.

"C’est l’idée que nous nous faisons d’un monde meilleur. C’est l’idée que nous nous faisons d’un monde Botter", explique le film.

Les mannequins finissent par apparaître dans un immense hangar, présentant un défilé intitulé "Romancing the Coral Reef" (ou "Commencer une romance avec la barrière de corail"), une phrase que l’on retrouve sur les tops en stretching portés sous d’impeccables costumes qui ouvrent la présentation. Un costume noir en sergé de laine est même entièrement couvert d’appâts et d’hameçons. D’autres modèles portent des colliers de mouches de pêche et des sacs bouée.

Les coupes ouvertes emblématiques de Botter émaillent cette collection comprenant des vestes semi-finies, ainsi que des vêtements de pêche comportant des étançons sur l’intérieur, restant ainsi éloignés du corps.

Botter s’est fait connaître en remportant le festival de Hyères en 2018 avec une collection conceptuelle inspirée des pêcheurs caribéens. Ici, le duo se concentre à nouveau ce qu’il fait le mieux, pour la bonne cause.


Etudes: corps en mouvement



Une sorte de numéro de claquettes dans le centre commercial souterrain des Halles: voici la mise en scène d’Etudes, une marque française dont l'univers compte au moins autant que les vêtements.


Etudes


Dans un style néo-brutaliste bien français, on peut admirer des mannequins barbus vêtus de maillots de camionneur et de jeans, des punks roux en pantalon kaki, des chemises à fleurs hippie, des vestes d’aviateur en nylon cuivré ou encore des cardigans à imprimé félin surdimensionné.

Quand les lumières s’éteignent dans Les Halles, des danseurs de breakdance font leur numéro à l’extérieur, et la vidéo se finit sur un déhanché dans une laverie.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2021 FashionNetwork.com