La nouvelle génération ouvre le bal londonien

Londres a toujours vu naître les nouvelles générations de créateurs. Ça n'a jamais été aussi vrai que cette saison, qui s'est ouverte sur le spectaculaire défilé de fin d'études du Westminster College, donnant un premier aperçu de la mode de demain.


Une silhouette de Georgia Fallon - Photo: FashioNetwork.com/ Godfrey Deeny

Vendredi soir, dans un sous-sol qui donne sur Marylebone Road, en face du musée Madame Tussauds, ce défilé collectif de 15 jeunes espoirs - chacun limité à cinq silhouettes - débordait de vitalité.

C'est Georgia Fallon qui a ouvert le bal - des justaucorps que Gianni Versace et Roberto Cavalli n'auraient pas reniés - et c'est Melissa Eakin qui l'a fermé, avec des visions de cow-girls en guêtres western et bottes d'équitation.

Entre les deux, une expression tout à fait assurée du punk chic et gothique d'Oscar Doak ; et bravo à Glenn Wigham pour ses patchworks colorés fantastiques - comme si Querelle, le personnage de Jean Genet, prenait l'avion pour le Burning Man.


Un look masculin du défilé de fin d'année des étudiants de Westminster - Photo: FashionNetwork.com/ Godfrey Deeny

Le dandy à la Dickens de James Harjette, échappé d'une boîte de nuit, ne manquait pas de panache, tout comme les robes en plastique peintes de Louisa Yung, d'une beauté théâtrale et étrange. Des images vraiment puissantes, qui annoncent une nouvelle voix à écouter sur le terrain de la création de mode. 

Mentions honorables pour Linda Zhuang, Anna McKernan, Isabel Macinnes et Eduardo Vegas.

Une foule de parents et de proches manifestaient leur enthousiasme pendant le défilé. Côté journalistes, acheteurs et chasseurs de têtes, on a assisté à un excellent défilé de fin d'année. Un millésime mémorable.


Une silhouette de Melissa Eakin - Photo: FashionNetwork.com/ Godfrey Deeny
 
Le Westminster College est généralement le troisième nom auquel on pense quand on parle des écoles de mode dans la capitale britannique, derrière Central Saint Martins et le London College of Fashion. Mais les étudiants - et leurs professeurs - peuvent être fiers de leur collection commune.
 
À coup sûr, on se souviendra de plusieurs noms découverts pendant le défilé. Franchement, beaucoup d'entre eux pourraient débarquer directement dans les plus grandes maisons de Milan et de Paris, et montrer une chose ou deux aux directeurs créatifs actuels.

Traduit par Paul Kaplan

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