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La nouvelle histoire d’amour anglo-saxonne de Christian Dior

Traduit par
Marguerite Capelle
Publié le
today 26 févr. 2019
Temps de lecture
access_time 4 minutes
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Nul couturier français n’a davantage aimé la Grande-Bretagne que Christian Dior, une histoire d’amour ravivée ce mardi par son héritière italienne, Maria Grazia Chiuri, dans une collection à l’inspiration Teddy Girl.


Dior - Automne-hiver 2019 - Paris - Prêt-à-porter féminin - Photo : Dior


Robes et féminisme, si l’on peut dire : une rencontre bien sentie entre la féminité haut de gamme de Dior, les artistes féministes contemporaines et les fêtardes de l’après-guerre dans la Grande-Bretagne des années 1950.

Une collection inspirée par la visite d’une récente exposition, « Christian Dior : Créateur de Rêves », au musée V&A de Londres, qui comprenait une salle spécialement dédiée à la profonde affection que Monsieur Dior portait à la Grande-Bretagne – avec notamment la robe de 21e anniversaire qu’il a imaginée pour la princesse Margaret en 1951 et qu’elle portait quand elle a été photographiée par Cecil Beaton.

« Margaret a toujours été une princesse rebelle. Choisir Dior au lieu d’un créateur britannique était une véritable rébellion à l’époque. Et ça m’a fait réfléchir », expliquait Maria Grazia Chiuri lors d’une avant-première, avant le défilé.

Le résultat était un croisement entre les codes Dior appliqués aux matériaux contemporains et les références 50’s. Comme ces gros tartans audacieux en rouge intense et vert qu’affectionnaient les Teddy Girls, visibles dans le documentaire culte du même nom. Mais déclinés en tissus et finitions high-tech et complétés par des robes assorties – associations séduisantes de tulle et de tartan. Et même une série de chapeaux, qu’il s’agisse de suroîts, chapeaux cloche ou de plage, tous parachevés par des logos Dior sur le dessous.

Maria Grazia Chiuri a même imaginé une variation plus masculine de la veste Bar : l’invention la plus légendaire de Monsieur, en matière de coupe. Des versions à carreaux, en gris Dior ou denim anthracite foncé. Encore une déclinaison British maligne avec la jupe en tartan rouge du clan Stewart, portée sur un tee-shirt proclamant « Sisterhood is Powerful » (Vive la sororité).


Dior - Automne-hiver 2019 - Paris - Prêt-à-porter féminin- Photo : Dior


On voyait que la couturière a passé beaucoup de temps à Londres, où elle a un appartement, et où sa fille aînée Rachele étudie les beaux-arts depuis cinq ans au sein de l’école Goldsmiths de la London University.

Le décor, dernière et impressionnante collaboration en date avec le créateur Alex de Betak, était une tente blanche géante avec des images spectaculaires de Tomaso Binga, une artiste italienne renommée pour son alphabet, composé de photos de nu d’elle-même prenant la forme des lettres de l’alphabet. Quatre d’entre elles – celles qui composent Dior, évidemment – constituaient la façade de la tente dans le jardin du Musée Rodin.

Pour le soir, Maria Grazia Chiuri a proposé des robes à la coupe splendide, évasées sous une taille cintrée dans le plus pur style de la silhouette Dior et habilement ruchées par-dessus. Mais cette saison, elles étaient réalisées dans un taffetas technique froufroutant léger comme une plume.

« Vous pouvez fourrer ces robes dans une valise ou un sac de week-end, et elles en sortiront en parfait état, même après trois heures de vol », se réjouissait Maria Grazia Chiuri, attrapant l’une de ces pièces à pleines mains, avec un sourire resplendissant devant son tombé impeccable.

Le message était puissant, quoi qu’un poil répétitif : nous avons recensé plusieurs dizaines de jupes coupées à mi-mollet. Mais en matière d’expression d’une mode contemporaine avec une touche féministe et une vraie crédibilité commerciale, c’était une démonstration impressionnante de la part de la créatrice romaine.


Dior - Automne-hiver 2019 - Paris - Prêt-à-porter féminin- Photo : Dior


« C’est sa plus belle collection pour la maison. Je crois vraiment qu’elle est en train de prendre de l’envergure dans ce poste chez nous », affirmait un Bernard Arnault détendu et souriant - le baron du luxe contrôle LVMH et Dior en son sein.

Soulignant la puissance de la griffe, le premier rang Dior était bondée de filles comme Jennifer Lawrence, Olivia Palermo, Natalia Vodianova, Kat Graham, Morgane Polanski, Gemma Arterton, Charlotte Le Bon, Freya Mavor, Olivia Culpo, Bebe Vio et Eva Herzigova.

Maria Grazia Chiuri s’est aussi souvent concentrée sur la taille pour créer une série de ceintures au devant semblable à un sac saddle Dior aplati et aux boucles osées dans le dos, pour une touche osée. Et elle a joué avec des références pour initiés, comme le célèbre blouson de cuir noir créé par Yves Saint Laurent pour sa dernière collection Dior, qui était à l’époque une allusion aux « blousons noirs » de la France des années 1950.

« Je ne me vois pas uniquement comme la couturière de Christian Dior. Je ne pense pas que beaucoup de gens se souviennent que c’est Gianfranco Ferré qui a développé le sac Lady Dior. C’est une marque qui existe dans les esprits et les souvenirs de millions de personnes, indépendamment de l’identité de n’importe lequel de ses créateurs. Et je me vois donc aussi comme la conservatrice d’une griffe unique et formidable », expliquait Maria Grazia Chiuri.

Geste élégant, le programme précisait que ce défilé était « un hommage à cet alchimiste de la beauté et de l'élégance qu'était Karl Lagerfeld ».

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