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La quête de traçabilité redessine la carte du sourcing mondial

Publié le
today 12 févr. 2020
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Quelque 38 % des marques vendues en France veulent améliorer la traçabilité de leurs tissus. En 2019, elles étaient ainsi 80 % à connaître les fournisseurs, soit une hausse de 15 points en seulement un an. L'illustration d'une prise de conscience dépassant désormais la simple fabrication d'habillement, et qui amène les marques à déplacer leurs productions, selon une étude de la Chaire Première Vision / Institut Français de la mode, pour laquelle ont été interrogées les marques sur leurs priorités en termes de RSE (responsabilité sociétale des entreprises).


53 % des marques souhaitent renforcer leur sourcing d'habillement au Vietnam (Usine à Hanoï) - Shutterstock


Dans un rapport présenté le 12 février sur le salon Première Vision Paris, l'IFM relève que désormais seules 2 % des marques interrogées déclarent ne jamais connaître l'origine des tissus utilisés dans leurs produits : "On sent un mouvement net autour de la transparence, qui devance chez les marques celui de l'utilisation de matières écoresponsables ou recyclées, ou l'abandon de matières comme la fourrure ou le cuir", explique à FashionNetwork.com le directeur de l'Observatoire de l'institut. "Elles sont peut-être poussées en ce sens par l'émergence des « Yuka de la mode », dont on attend beaucoup."

Un souci de l'approvisionnement textile qui s'inscrit dans le sillage d'une responsabilisation progressive du sourcing d'habillement, pour lequel les marques affichent des priorités sociales et environnementales clairement identifiées.

Sur l'aspect humain, les marques ont fait du travail des enfants, du travail forcé et de la sécurité sur le lieu de travail (dont le l'effondrement du Rana Plaza le 24 avril 2013 fut un tragique exemple) leurs bêtes noires. En revanche, selon l'IFM, les questions de salaires minimums ou de discrimination dans le cadre professionnel apparaissent moins prioritaires. "C'est un élément important quand on sait que, dans de gros pays producteurs comme le Bangladesh, les indicateurs ne sont pas très bons", souligne Gildas Minvielle. "Et la situation est d'autant plus complexe que ces pays sont dépendants du textile, qui peut peser 80 % des exportations."

Du côté des critères environnementaux, les marques interrogées s'intéressent en priorité à l'utilisation de produits chimiques dangereux pour l'homme comme pour l'environnement. Un critère qui arrive nettement en tête, loin devant les questions de consommation d'eau, l'optimisation du transport des marchandises ou l'épineux sujet des émissions de gaz à effet de serre. "On peut l'interpréter comme un intérêt prioritaire pour ce qui pose un problème direct pour protéger le consommateur de produits potentiellement cancérigènes, par exemple", indique le responsable de l'IFM.

Une cartographie du sourcing qui se repense



Reste que la responsabilisation du sourcing ne profite pas vraiment au made in France. Seules 14,5 % des sociétés souhaitent rapatrier une partie des productions dans l'Hexagone, contre 71 % n'en ayant pas l'intention, notamment pour des raisons de capacités de production. En revanche, elles sont 37 % à vouloir se tourner davantage vers une fabrication européenne.


Zones d'approvisionnement des marques françaises en valeur. - IFM


Le Portugal ressort d'ailleurs comme le pays "chouchou de l'Europe", selon l'IFM, avec 52 % des marques souhaitant y augmenter leur production, et 48 % désirant y stabiliser la leur. La Roumanie profite également de cet engouement pour la production européenne, avec 63 % d'entreprises souhaitant y maintenir leur niveau d'approvisionnement textile, et 31 % souhaitant y augmenter le leur.

Du côté de l'approvisionnement Euromed, l'IFM relève entre la Turquie, la Tunisie et le Maroc un maintien des niveaux d'approvisionnement. La Tunisie, après une bonne année 2018, n'a pas transformé l'essai en 2019. En revanche, 48 % des marques interrogées veulent doper leur approvisionnement au Maroc : un retour des commandes françaises après un certain retrait, comblé cependant par les donneurs d'ordres espagnols.

Retrait record des commandes en Chine



Au grand export, la Chine affiche un niveau inédit de marques souhaitant y réduire leur sourcing d'habillement, avec 37 % du panel (contre 49 % prônant une stabilisation). Un record, pour l'IFM, qui a mené cette étude en novembre, soit avant la crise liée au coronavirus. "Il est trop tôt pour connaître le niveau d'incidence de l'épidémie pour la filière", pour Gildas Minvielle. "Mais, au regard de l'ambiance post-apocalyptique des images de villes désertes, il y aura forcément un impact, qui ira vraisemblablement dans le sens d'une recomposition de l'approvisionnement hors de Chine".


Pays fournisseurs d'habillement de l'Union européenne. - IFM


Les yeux se tournent en toute logique sur le dauphin de la Chine en termes de sourcing d'habillement : le Bangladesh. Ainsi, 38 % des marques souhaitent y doper leurs commandes, et 43 % les stabiliser. Mais la progression attendue la plus notable est celle du Vietnam, auprès de qui 53 % des marques souhaitent renforcer cette année leurs commandes, tandis que 29 % veulent en stabiliser les niveaux. "Il faut aussi surveiller la Birmanie, qui devrait l'an prochain dépasser le Maroc", pointe Gildas Minvielle. "Il faut se rappeler que le pays affiche une croissance de 40 % par an dans les importations françaises."

Vers une lente évolution des volumes



Comme le relevait FashionNetwork.com fin novembre, les enseignes veulent désormais en finir avec la boulimie d'approvisionnement qui a pourtant un temps prévalu sur les commandes (relire notre article dédié). "Les marques ne veulent plus prendre de risques, et ne commandent que ce qu'elles sont à peu près sûres de vendre, note le directeur de l'observatoire. Elles sont plus mesurées, prudentes, et s'engagent moins en début de saison."


Décomposition de l'approvisionnement dans la stratégie des marques françaises - IFM


Une réalité qui se traduit dans les intentions d'approvisionnement. En 2020, quelque 35 % des marques veulent renforcer le sourcing à court terme, contre 65 % souhaitant maintenir leur part dans les commandes. A contrario, 24 % des marques veulent réduire le long terme (commandes passées plus de six mois avant le début de la saison), contre 74 % souhaitant le maintenir. Au centre, le niveau d'approvisionnement à moyen terme (mois de six mois avant le début de la saison) devrait se maintenir chez 87 % des répondants, contre 13 % souhaitant le renforcer.

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