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18 avr. 2021
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La semaine de la Fashion Revolution revient pour accélérer les changements dans la mode

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18 avr. 2021

Alors que la pandémie de Covid-19 a accéléré l’intérêt des consommateurs pour l’origine des produits qu’ils achètent, Fashion Revolution veut inciter les marques et donneurs d’ordres à prendre des engagements.


Après avoir mis un visage sur la production de vêtements, l'association veut remonter la chaîne de valeurs - Fashion revolution



L’association, née au lendemain du drame du Rana Plaza, au Bangladesh le 24 avril 2013, qui profite de la journée de la Terre du 22 avril, initie une nouvelle Fashion Revolution Week, avec de multiples opérations à travers le monde. Cette année, l’association s’est donnée pour thème d’action "Droits, relations et révolution". "Les droits de l'homme et les droits de la nature sont interconnectés et interdépendants; nous avons besoin d'une révolution dans nos relations les uns avec les autres, au sein des chaînes d'approvisionnement de la mode, et avec le monde naturel, pour notre propre prospérité et notre bien-être, ainsi que pour la santé de notre terre et de nos océans", explique l’association en préambule de cette semaine.

Ses opérations sont déjà visibles depuis le début du mois d’avril et le mouvement incite les citoyens du monde entier à poster sur les réseaux sociaux les étiquettes de leur vêtements avec le hashtag "#WhoMadeMyClothes" et le nom de la marque associée afin de mettre en exergue les implications mondiales de la chaîne de production textile. La campagne Who made my clothes a permis de donner des visages aux milliers d’ouvriers qui réalisent les produits des marques globalisées et de sensibiliser à leurs conditions de travail. Mais cette année, alors que de nombreuses marques communiquent sur leurs démarches pour acquérir plus de transparence, les équipes de Fashion Révolution ont décidé elles aussi de remonter la chaîne de valeur.

Ils ont lancé la campagne, Who made my Fabric, avec une série de portraits d’ouvriers du coton ou d’usines de matières premières afin de pointer du doigt la nécessité pour les marques de travailler sur la connaissance la plus pointue de leur sourcing et pas seulement leur sous-traitant de rang 1.

La campagne, comme le discours, sont militants: "Pendant trop longtemps, les pays du monde ont été pillés au profit des entreprises. Des entreprises commerciales ont été développées grâce au biopiratage, des matériaux naturels ont été appropriés sans partage des bénéfices, des terres indigènes ont été spoliées et des textiles traditionnels ont été appropriés sans consentement, crédit ou compensation. Nous ne pouvons pas permettre que les droits des personnes qui fabriquent nos vêtements dans le monde entier continuent d'être érodés. Notre partenariat avec l'Organisation mondiale du commerce équitable (WFTO) nous permet de partager les histoires d'un réseau mondial de producteurs qui suivent les pratiques du commerce équitable et de montrer comment l'industrie de la mode peut donner du pouvoir aux gens et préserver les ressources naturelles grâce à des modèles de production à petite échelle et artisanaux".

Une quinzaine de webinaires en France



Cette semaine de la Fashion Revolution veut donc sensibiliser à des pratiques plus responsables et à l’investissement dans de meilleurs procédés. Des approches globales sont prévues comme avec le programme Fashion Open Studio qui compte 33 designers de 21 pays d'Europe, d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud . Ceux-ci "partageront durant la semaine une plateforme unique qui mettra en avant l'innovation durable, l'artisanat indigène, le patrimoine culturel local, les modèles commerciaux régénérateurs et équitables et les nouvelles technologies".


Une quinzaine de webinaires sont prévus du lundi au dimanche - Fashion revolution



Mais les évènements seront aussi conjugués dans différents pays. Présente avec 14 antennes dans le monde, l’association distille tout au long de cette semaine des conférences et des rencontres digitales. En France, l’association présidée par Catherine Dauriac, a préparé un programme dense avec une quinzaine de rendez-vous en direct via Facebook ou Instagram durant la semaine, avec la volonté de sensibiliser et former la jeune génération. Il sera notamment question d’éducation, de droits et d’innovations. À noter, la conférence "Façonner nos futurs: Mode durable et futurs designers engagés" le mardi à 17h30, "Droits et plaidoyers" le mercredi à 10h00, la masterclass "Futur de la mode" le jeudi à 14h00 ou encore le webinaire "Porter ses valeurs grâce à la réparation créative".

Car, au-delà de prendre conscience des pays et lieux où sont produits les vêtements, l’association incite de plus en plus les consommateurs à se tourner vers la seconde main et la récupération des matières.
 
 
 
 
 

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