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La Semaine de la mode de Londres s'offre une renaissance avec Giorgio Armani

Par
AFP
Publié le
today 23 sept. 2006
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LONDRES, 23 sept 2006 (AFP) - La Fashion Week de Londres a retrouvé un peu de son glorieux passé cette semaine grâce à l'arrivée époustouflante de l'Italien Giorgio Armani, tout en cherchant à faire oublier la polémique sur la maigreur des mannequins, qui tombait au mauvais moment.


Défilé printemps-été 2007 de Emporio Armani, lors de la Semaine de la mode à Londres, le 21 Septembre 2006
Photo : John McHugh/AFP

La capitale britannique est depuis plusieurs années considérée comme le parent pauvre face à Paris, New York et Milan, et les plus grandes figures de la mode internationale n'y faisaient plus escale. Mais après Armani, elle espère que cela va changer.

Pour sa première apparition à Londres, le styliste italien de 72 ans a vu les choses en grand: il a réuni jeudi de nombreuses célébrités, dont l'acteur Leonardo DiCaprio, la chanteuse Beyoncé Knowles et le rockeur irlandais Bono, pour présenter la collection Emporio Armani printemps-été 2007 devant plus de 1 500 invités.


Défilé printemps-été 2007 de Emporio Armani, lors de la Semaine de la mode à Londres, le 21 Septembre 2006
Photo : John McHugh/AFP

Plus de 80 mannequins ont défilé en robes courtes à volants, shorts imprimés ou maillots de bain, dans des noir et blanc classiques parsemés de rouge, clin d'oeil à l'objectif caritatif de la soirée: promouvoir l'initiative (RED) créée par Bono et Bobby Shriver pour lutter contre le sida en Afrique.

Etaient également présents les chanteurs Andrea Bocelli, Natalie Imbruglia, Alicia Keys et 50 Cent, les acteurs Kim Cattrall et Olivier Martinez, la mannequin Elle Macpherson, ou encore les footballers Frank Lampard et Andriy Shevchenko.


Défilé printemps-été 2007 de Emporio Armani, lors de la Semaine de la mode à Londres, le 21 Septembre 2006
Photo : Alessia Pierdomenico/Reuters

"Pour que Londres soit considérée comme une capitale vraiment mondiale de la mode, elle doit convaincre quelques-uns de ses grands noms de revenir défiler chez eux", expliquait jeudi Giorgio Armani. "Il est peut-être temps (...) qu'ils rentrent à la maison", jugeait-il.

La capitale britannique s'est fait une spécialité d'attirer les talents peu connus et de les lancer sur la scène internationale. Mais elle a souvent échoué à garder ses recrues une fois celles-ci devenues des valeurs établies, comme Alexander McQueen ou Stella McCartney, qui lui ont préféré Milan, Paris ou New York.


Défilé printemps-été 2007 de Emporio Armani, lors de la Semaine de la mode à Londres, le 21 Septembre 2006
Photo : Alessia Pierdomenico/Reuters

La London Fashion Week avait déjà signalé en février son intention de sortir du placard en accueillant B-Rude, la griffe du chanteur Boy George, et elle peut compter sur les grands noms qui lui ont toujours été fidèles, tels que Paul Smith, Betty Jackson ou Julien MacDonald.

Espérons que malgré tout ce glamour, Londres n'oubliera pas ce qui la différencie des autres capitales de la mode: sa créativité, son audace et son multiculturalisme, qualités auxquelles de nombreux stylistes restent très attachés.

En célébrant Armani, qui admet ouvertement et sans culpabilité choisir ses mannequins parmi les plus filiformes, la London Fashion Week a clairement souligné sa position dans le débat actuel sur la maigreur exagérée des modèles, qui encouragerait selon certains l'anorexie chez les jeunes.

Pour les organisateurs de la manifestation, il n'était pas question de compromettre les chances de réussite de la Fashion Week en interdisant, comme à Madrid, les mannequins "trop maigres" sur les podiums de Londres.

Céder à la polémique aurait d'ailleurs probablement signifié écarter la mannequin vedette britannique Lily Cole, qui pèse à peine plus de 50 kilos pour 1,78 mètre. Or la jeune fille de dix-huit ans a fait de nombreuses apparitions sur les podiums cette semaine, et même joué la provocation en déclarant à la presse: "Je suis bien comme je suis".

Londres n'est pas la seule capitale à avoir rejeté l'idée d'un poids minimum pour les mannequins, New York et Paris ont suivi. En revanche, Milan, où la Semaine de la mode a commencé samedi, y songeait.

Par Perrine FAYE

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