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La Woolmark passe sous le pavillon de l’AWI

Publié le
today 29 janv. 2008
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La Woolmark a été absorbée par l’AWI (Australian Wool Innovation), l’organisme de promotion de la laine australienne. Si la société, leader mondial sur le marché du textile, disparaît dans la forme, le cœur de son activité est conservé. Experte dans l’industrie lainière depuis 45 ans, la nouvelle entité – une composante de l’AWI - va continuer ses recherches fondamentales dans le textile, en amont et en aval de la production, ses conseils techniques et ses contrôles qualité des lainages.


Pull Woolmark

Aux termes d’un peu plus d’un an de négociations, la fusion a été entérinée en octobre dernier. Initié en juin 2006, ce rapprochement a reçu l’approbation du gouvernement australien. Une dotation de 15 millions de dollars a en outre été accordée à l’AWI par le ministère de l’agriculture en renfort financier. Présidé par Ian Mc Lachlan, l’organisme rachète l’intégralité des actifs de la Woolmark Company et de ses marques - Woolmark, Woolmarkblend et Woolblend.

Près de 3 000 licences sont aussi récupérées par l’AWI ; lesquelles représentaient plus de 90 % des ressources de la Woolmark. Si leur nombre ne doit pas diminuer, les prochains accords seront signés plus "restrictivement".

Par ailleurs, le secteur lainier a vu baisser le nombre de ses acteurs. Ces dernières années, les changements structurels intervenus dans le textile ont conduit à une réorganisation. En constante progression, le marché mondial du vêtement de sport pèse quelque 50 milliards de dollars et influe de manière déterminante sur la mode. Une tendance que l’AWI ne peut laisser passer.

Pour redorer le blason de la laine, l’AWI soutient l’élevage de mouton mérinos. Leur laine infroissable et ultra-légère se porte même en été. Pour le président de l'AWI, Pascal Senkoff, le mérinos vient directement concurrencer les fibres synthétiques, leaders incontestés dans le segment des vêtements de loisir. Ce dernier a par ailleurs confirmé lors de l’annonce de la fusion que les travaux de recherche et développement seront maintenus et même encouragés.

Organisme privé à but non lucratif, l’AWI finance ses investissements via un prélèvement de 2 % acquitté par les éleveurs de moutons sur leurs ventes de laine. En outre, le gouvernement australien lui verse une contribution équivalent à 0,5 % de la production nationale brute de laine. 40 % des sommes récoltées seront ainsi investies dans la recherche et le développement, le reste étant destiné au marketing et à la promotion des produits.

Premier cheval de bataille : la promotion de laine mérinos au-delà de l’Australie. La nouvelle équipe souhaite consolider sa place sur le marché mondial du textile. Elle s’est lancée dans plusieurs partenariats avec des fabricants du secteur, européens ou japonais. En France, avec la griffe Dormeuil par exemple.

A ce titre, l’étiquette Woolmark employée pour identifier les marchandises contenant de la laine devient "Australian Merino Wool". Pour l’AWI, ce nouveau label est porteur de trois garanties. Il implique la traçabilité de la fibre sur toute la chaîne d’approvisionnement. L’authenticité de la fibre mérinos ; une fibre "verte", renouvelable, biodégradable et produite sans OGM. Une garantie en terme de responsabilité sociale et environnementale, notamment en accord avec les critères européens de recherche et développement. Sur ce créneau, l’Australien a récemment contribué financièrement au programme "Earth, Water and Wool" destiné à favoriser une production rentable de la laine tout en respectant l’environnement.

Par Emilie-Alice Fabrizi

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