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La Woolmark réédite son concours destiné aux jeunes créateurs

Publié le
today 21 avr. 2008
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Le Woolmark prize revient de loin. Lancé pour la première et unique fois en 1954, ce prix reprend le fil de l’histoire cette année et se veut fidèle à son principe : récompenser « les créateurs émergents de la planète ». Une fois n’est pas coutume, il se destine non pas aux étudiants des écoles de mode mais aux professionnels fraîchement diplômés. La Woolmark veut ainsi donner un coup de pouce aux stylistes pour accélérer l’essor de leur jeune marque, créée au maximum il y a cinq ans. Dix lauréats sont en lice pour la grand messe du 3 juillet au Palais de Tokyo.


Parmi les finalistes : Marielle van De Ven (gauche) et Xavier Brisoux (droite)

La ou le gagnant recevra un soutien industriel significatif pour booster le développement de ses collections. Du sourcing à la distribution, en passant par le réseau de commercialisation, Woolmark estime l’investissement à hauteur de 100 000 euros. Une édition limitée de la tenue récompensée sera d’ailleurs vendue en exclusivité chez Colette.

Seul(e) ou opérant en tandem, les finalistes proviennent des quatre coins de la planète. Au total, sept nationalités sont représentées, confirmant la vocation internationale du concours. La plus jeune, Marielle van De Ven, est une Allemande de vingt-trois ans diplômée de HKA Institute for the Arts en Hollande. Le duo féminin issu du Royale college de Londres, Rubecksenyamanaka, composé d’une Norvégienne et d’une Japonaise, ferme le bal avec une créatrice nippone âgée de trente-neuf ans.

Le 3 juillet prochain, ils seront jugés sur leur collection capsule de trois pièces. Orchestré, comme son nom l’indique, par la Woolmark, le prix se base naturellement sur des créations en laine australienne. Elles sont actuellement en cours de réalisation en Italie où la Woolmark y compte presque 450 licenciés. Le jury va devoir récompenser la tenue « mettant l’accent sur les aspects sensuels et audacieux du travail de la maille ».


Parmi les finalistes : Rubecksenyamanaka (gauche) et Shao Jia (droite)

Pas moins de neuf grands noms de la mode internationale seront réunis au Palais de Tokyo à Paris pour la présentation finale. On retrouvera l’œil aiguisé de Véronique Philipponnat rédactrice en chef de Elle France, Sarah Lerfel de la boutique Colette à Paris, Olivier Saillard historien et conservateur au Musée des arts décoratifs, Sally Singer du Vogue US, sa compatriote Valerie Steele du FIT New York, Vanessa Friedman journaliste mode au Financial Times, Gabrielle Hackworthy du Elle Chine, Terry Jones de i-D magazine et enfin Sarah Mower de style.com.

Outre la récompense matérielle, le prix peut se vanter d’avoir déniché « les créateurs émergents de la planète ». En effet, il y a quarante-cinq ans, parmi les trois lauréats salués, figuraient deux noms jusqu’alors inconnus, Yves Mathieu Saint-Laurent âgé de dix-huit ans et Karl Lagerfeld, jeune homme de vingt et un ans. Et c’est bien sur ce « flair » que Pascal Senkoff, directeur général de l’AWI (Australian Wool Innovation) veut capitaliser l’avenir.

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