Lafuma évalue son impact écologique

Lafuma se lance dans l’évaluation de l’impact écologique sur chacun de ses produits. C’est l’un des enjeux actuels de l’industrie du textile et de l’habillement. L’été dernier, la Sustainable Apparel Coalition, qui réunit les géants du secteur comme Adidas, Nike, Walmart (etc.), annonçait la mise en place d’un indicateur baptisé "High Index", se voulant comme l’outil unique et standardisé de mesure de la performance environnementale des produits textiles. L’industrie prend certainement les devants par rapport à de futures législations, notamment au niveau européen, à l’instar de ce qui existe sur l’affichage environnemental dans l’automobile ou l’électroménager.

L'Eco Life Parka et l’Eco Life Jacket, en polyester recyclé à 100% et 50%, sont conçues de façon à pouvoir intégrer un circuit de recyclage en fin de vie. Visuel Lafuma.

Lafuma joue aujourd’hui la même carte. Mais là où la Sustainable Apparel Coalition s’appuie sur des critères essentiellement définis par l’industrie elle-même (alliage des outils du groupe Nike et de l’Eco-Index mis en place par l’Outdoor Industry Association), Lafuma explique s’être adossé à la littérature fournie par le WWF sur la question.

Pour sa première saison, le groupe a mis en place un outil baptisé Ecoefficiency qui a pour but à terme d’"évaluer de façon automatisée l’ensemble des produits des collections". Pour l’heure, Lafuma, Millet et Eider en sont aux prémices de l’utilisation de cette technologie qui doit leur permettre d’orienter et d’optimiser leur éco-conception.

En clair, "l’Ecoefficiency s’appuie sur une démarche d’analyse du cycle de vie (ACV) des produits. Il permettra à tous de connaître l’impact écologique des produits Lafuma sur l’environnement, de leurs matières premières jusqu’à leur fin de vie, en passant par la fabrication et le transport", explique le groupe dans sa présentation.

La marque Lafuma, dans sa collection Eco Life, propose deux modèles pour l’hiver 2013/2014 développés en optimisant ces performances. L’un a été produit dans les usines du groupe. L’autre chez un partenaire pour tester les deux circuits. Chez Eider, huit produits ont été analysés pour avoir une première valeur de base sur laquelle travailler pour les prochaines saisons. Polartech ayant joué le jeu, la marque a pu analyser son impact écologique, notamment son empreinte carbone, de la production des matières à la sortie de ses propres usines. Sur les prochaines saisons, les analyses et applications directes qui en découlent devraient ainsi monter en puissance au sein du groupe.

Tout comme Lafuma, certaines marques semblent opter pour un rapprochement avec des acteurs identifiés comme fiables concernant les valeurs écologiques. Esprit vient par exemple de rejoindre la campagne Detox de Greenpeace "afin d’éliminer le rejet industriel de produits chimiques dangereux dans la production de textiles et de vêtements". Cela devrait notamment leur éviter d’être taxés de greenwashing par des consommateurs de plus en plus avisés de ces phénomènes.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2018 FashionNetwork.com

TextileCollection
INSCRIPTION À LA NEWSLETTER