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23 sept. 2009
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Le génie de Vincent du Sartel ou comment flirter avec l’excellence

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23 sept. 2009

Du carnet d’idées à la prise en charge de la production, l’Atelier Du Sartel, studio personnalisé au service du créateur, accompagne les marques désireuses de retrouver leur chemin, de retourner sous les feux de la rampe ou encore de s’aventurer vers des routes inexplorées.

Vincent du Sartel
Sac Loewe avec Vincent du Sartel

Les débuts d'un magicien des sacs

Au tout départ, Vincent du Sartel est ébéniste, spécialisé dans la restauration du mobilier du 18e siècle. Puis, animé par des envies d’aller plus loin, il intègre l’ESDI, une école de design industriel.

Intrinsèquement liée à l’amour du travail bien fait, des matières d’exception (et tout particulièrement du cuir), du souci du détail, la genèse de sa carrière augure déjà ce qui deviendra au fil du temps son fer de lance : une écoute attentive couplée d’une conviction des choix – cocktail essentiel pour être en mesure d’apporter aux plus belles maisons, par le produit, le pouvoir de séduction et la cohérence indispensable à leur pérennité et à leur rayonnement.

Ses expériences en intégré

En 1987, il entre chez Louis Vuitton (LVMH) en tant que chef de groupe design hors prêt-à-porter. Il y refond le catalogue produit, explorant de nouvelles possibilités tout en s’attachant à respecter les codes et les valeurs de la marque. Un savant dosage, véritable jeu d’équilibriste, pour donner naissance au modèle juste dans lequel se mêlent l’audace, l’humilité et la clairvoyance.

Vincent du Sartel
Modèle Vincent du Sartel

Vincent du Sartel devient ensuite directeur artistique accessoires chez Loewe à Madrid. Une entreprise qu’il décrit comme « le caviar du caviar pour ses qualités de peaux ». Sa mission ? Recentrer l’image, établir une cohérence, une efficience dans l’offre de la maison.

Cinq ans plus tard, en 2003, un virage s’opère dans son parcours. Cet amoureux de l’Espagne et des challenges lance sa griffe de maroquinerie éponyme. « Cette marque, c’était une réponse à toute l’histoire que j’ai vécu en Espagne, la découverte de cette tradition, des artisans locaux. J’ai voulu dessiner pour la femme moderne telle que je la voyais : ancrée dans le quotidien, qui voyage beaucoup, dotée d’une vraie valeur du goût (non dictée par les magazines), cultivée, à l’opposée de l’ostentatoire ». Le label Vincent du Sartel, alors distribué dans une quarantaine de points de vente en Europe, est fabriqué – devinez où ? – en Espagne, disparaîtra en 2007.

« J’avais envie de retravailler avec d’autres personnes, de sortir la tête du guidon. C’est alors que l’idée m’est venue de monter l’atelier, pour me rapprocher des créatifs, des marques, de travailler avec eux main dans la main, développer une relation sur le long terme, car les "one shot" ne m’intéressent pas ».

Vincent du Sartel
Modèle Davidoff avec l'Atelier Vincent du Sartel

Ses rêves réalisés
Nait ainsi l’Atelier Du Sartel. Entouré de quatre personnes (dont trois designers) mais aussi d’un pléthore d’artisans (tresseurs, bijoutiers, formiers, brodeurs…), il opère désormais en qualité de DA sur l’ensemble des projets confiés par sa clientèle, très européenne.

Exemples avec la maison Zilli qui est la seule à lui avoir dit « ne t’inquiètes pas du prix, du moment que l’on est dans l’excellence », ou encore Mango pour qui l’équipe a imaginé une ligne de maroquinerie « plus haut de gamme et plus chère » afin qu’elle entame un « pari presque logique de prise de parts de marché sur un territoire combattu par Zara et H&M ».

Travailler main dans la main

Parmi ceux qui lui font confiance, on compte également les sacs des trois lignes d’Ermenegildo Zegna – Ermenegildo Zegna, z.Zegna et Zegna Sport. « On fait des saltos extraordinaires entre ces trois collections si différentes : l’une est l’incarnation du classicisme et du côté conservateur pur milanais quand l’autre se positionne sur le sport élégant, avec des lignes intemporelles, au style propre et où rien n’est trop décontracté », raconte Vincent du Sartel.

Vincent du Sartel
Modèles Serapian avec l'Atelier Du Sartel


Serapian pour sa part a fait appel à lui pour relancer la marque (actuellement chez l’Eclaireur) plébiscitée par la grande bourgeoisie à Milan après la guerre. Davidoff, à « la notoriété de fer » qui a récemment repris le contrôle de ses licences sous la société Zino Davidoff Trading, souhaite redéfinir sa maroquinerie.

D’autres projets « fantastiques » sont en cours de négociation. L’Atelier Du Sartel n’a décidément pas fini d’insuffler son précieux savoir-faire à tous ceux qu’il croise.


- Atelier Vincent du Sartel - 24 Parc de Montretout 92210 Saint Cloud - www.atelierdusartel.com -

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