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Le groupe Gifi détaille la restructuration de Tati et le PSE à venir

Publié le
today 6 sept. 2019
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En juillet dernier, le groupe GPG (Gifi, Tati, Besson...) annonçait jeter l'éponge concernant son projet de relance de l’enseigne textile Tati, après y avoir injecté 150 millions d’euros depuis son rachat au groupe Eram en 2017. Aujourd’hui, son dirigeant Philippe Ginestet décrit les différentes mesures prises concernant la seconde vie (ou la fin) de ce réseau de 121 magasins dont ne persistera à terme que l’adresse historique de Barbès à Paris.


Le magasin Tati de Saint-Denis (93). - Tati


Comme elle l’avait laissé entendre, l’enseigne au vichy rose va voir basculer 49 de ses magasins sous enseigne Gifi d’ici le premier semestre 2020. Cela concerne 430 emplois en CDI qui seront maintenus, selon la société. « Les tests réalisés récemment montrent que le chiffre d’affaires augmente de plus de 60 % en moyenne sur les magasins transférés », tient à déclarer le groupe.

Le flagship de Barbès lui, porte l’objectif de retrouver un équilibre d’exploitation d’ici 2022.

Trente points de vente de la chaîne de textile low cost née en 1948 font quant à eux l’objet d’un projet de réorientation commerciale vers la création d’une nouvelle enseigne centrée sur le déstockage, porté par une équipe de cadres de Tati. Aucune baisse d’effectif n’est pour l’instant prévue, les magasins concernés restent sous enseigne Tati jusqu’à la naissance de la nouvelle chaîne pour 2020.

D’autre part, 25 unités Tati ont été mises en vente : le groupe indique qu’une offre a été formulée pour deux magasins par le discounter Trafic. Enfin, a été décidée la fermeture nette de 13 points de vente, ce qui occasionne la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi touchant 188 postes. « Les mesures de reclassement interne et externe sont notre priorité », précise Thierry Boukhari, directeur général délégué de Tati. Les instances représentatives du personnel sont actuellement engagées dans un processus de consultation.

Pour justifier ces décisions, Philippe Ginestet argue que Tati a perdu 50 millions d’euros par an en 2018 et 2019, « ce qui n’est pas soutenable durablement par le Groupe GPG ». La direction pointe aussi des difficultés découvertes seulement au moment de la reprise il y a deux ans, notamment « des stocks en inadéquation avec la demande, une image de marque plus dégradée que prévue, des départs volontaires et l’obligation de mettre en place un nouveau système d’information ».

Malgré le contexte, le groupe Ginestet, qui totalise 845 magasins à ce jour, maintient son ambition d’atteindre la barre du millier de points de vente toutes enseignes confondues à horizon 2027. Il a affiché une progression de 4,9 % de son chiffre d’affaires sur son exercice 2017/18, à 1,4 milliard d’euros.

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