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26 avr. 2021
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Le groupe Printemps a signé un accord collectif avec les syndicats

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26 avr. 2021

Un terrain d’entente a semble-t-il été trouvé entre direction et représentants du personnel lors des réunions de négociation menées au sein du groupe Printemps. La société avait annoncé en novembre dernier son intention d'opérer une restructuration, impliquant la fermeture de quatre magasins Printemps et de trois Citadium, ainsi que la suppression d'emplois au siège (428 postes concernés). Si la direction est revenue sur sa décision en mars en ce qui concerne les enseignes Citadium (dont 52 emplois finalement maintenus), un PSE va bel et bien être mené à terme, et s'échelonnera jusqu'en 2022. 


Le Printemps de Place d'Italie à Paris va fermer ses portes.


Le groupe annonce ainsi avoir signé un accord collectif majoritaire avec les trois organisations syndicales représentatives que sont la CGT, UNSA Printemps et la CGC. Le dialogue a été très tendu durant ces cinq mois de réunions. Lors d’une action menée place d’Italie fin mars, la CGT avait dénoncé des conditions de départs "inadmissibles" (notamment en termes d'indemnité supra légale).

Sans que les montants soient divulgués, la direction indique que l’accord qu’elle juge "équilibré" prévoit "un dispositif de volontariat incitatif afin d’éviter au maximum les départs contraints, une pondération des critères d'ordre des licenciements tenant compte des situations particulières, leur périmètre d’application au sein des catégories professionnelles concernées, le calendrier des reclassements et des départs, ainsi que les mesures d’accompagnement du plan". Des aides au reclassement interne (formation, mobilité géographique…) et externe (aide à la formation et à la création d’entreprise…) font partie du package.

Malgré sa signature, la CGT Printemps, qui s’est exprimée par le biais d’une vidéo, reste persuadée "qu’il y avait autre chose à faire qu’un PSE" pour relancer le groupe, qui n’aurait "pas assez tenu compte de la réalité du terrain", selon le secrétaire du CSE. L’organisation dit avoir signé l’accord "à reculons et la mort dans l’âme" pour que les salariés concernés bénéficient d’un peu plus de mesures d’accompagnement que ce que prévoyait la décision unilatérale, "en dessous de tout et complètement irrecevable". Et de souligner: "En aucun cas nous n’accordons une caution morale à ce PSE, qui reste un cataclysme pour l’entreprise. Humainement parlant, on va voir partir plus de 350 de nos camarades".

Le groupe, propriété de la société luxembourgeoise Disa (qui appartient à des investisseurs qataris), emploie au total 3.000 personnes et est dirigé par Jean-Marc Bellaiche depuis septembre 2020. Construisant le projet d’avenir du groupe, ce dernier entend faire émerger "le grand magasin de demain", ainsi qu’il l’a détaillé en mars à FashionNetwork.

Mais le futur de cet acteur historique né en 1865 passe donc d'abord par des fermetures. Ainsi, parmi les 19 grands magasins Printemps en France, les quatre unités qui vont baisser le rideau définitivement sont ceux de Strasbourg, du Havre, de Paris-place d’Italie et de Metz.

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