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17 déc. 2020
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Le groupe Verywear repris à la barre du tribunal par son propre patron

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17 déc. 2020

Une nouvelle société du secteur de la distribution est raflée par son actuel dirigeant à la barre du tribunal. Après Orchestra, Phildar, Alinéa (et Camaïeu, mais l'offre n'a pas été retenue), c’est au tour du patron du groupe Verywear, Joël Toulemonde, de reprendre le groupe de mode qu’il présidait jusqu’alors. Placé en redressement judiciaire en juin dernier, Verywear (Devianne, Des Marques et Vous, Astermod) a fait l’objet d’un appel d’offres cet automne, dont le résultat a été communiqué par le tribunal de commerce de Lille le 16 décembre.


Magasin Devianne de Tourville, près de Rouen. - Devianne


Pour être en mesure de reprendre ces actifs, Joël Toulemonde a créé une nouvelle société, baptisée Newear. Le communiqué du groupe précise que la totalité des effectifs des sociétés Sedev, SNCL, Astermod, Cevimod et Verywear, soit 570 personnes, sont conservés par la nouvelle structure.
 
"Cette offre est fondée sur la séparation du groupe en deux activités distinctes autonomes à savoir le BtoB avec Astermod et le retail avec SEDEV et SNLC", indique le groupe. La première entité, pilotée par Philippe Barbry et Nathalie Lamblin, va continuer d’exploiter 39 magasins à enseigne Devianne, distribuant du prêt-à-porter multimarque, et va tenter de "se relancer par une évolution significative de son offre et une meilleure intégration digitale autour du site Des Marques et Vous".

La seconde entité, Astermod, développe des marques et les distribue, tout en s’occupant de la commercialisation des labels Mexx et Mustang en France. La feuille de route de ses dirigeants, Hugues Lalain et Philippe Defontaine, est de renouer avec "la croissance de ces dernières années sur une diffusion réduite du nombre de marques".
 
Une stratégie validée par le tribunal, qui a du même coup homologué les plans de continuation de ces sociétés. Il faut rappeler qu’une première restructuration a été annoncée par le groupe cette année, impliquant la suppression de 109 postes et la disparition de l’enseigne de mode féminine Julie Guerlande.
 
Ce procédé de reprise d’entreprise par sa propre direction, qui permet un effacement pur et simple de la dette, a suscité le débat ces derniers mois: en effet, ce cas de figure - qui n’était que très exceptionnellement autorisé auparavant - a été facilité par une ordonnance de mai 2020 qui rend beaucoup plus souple le dépôt d’une offre par les dirigeants d’une société en faillite. Ceci afin de maximiser les chances de survie des sociétés mises à terre par la crise sanitaire. Des observateurs dénoncent toutefois - pour certains cas - un effet d’aubaine.

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