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22 nov. 2011
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Le Mapic affiche un "dynamisme renouvelé"

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22 nov. 2011

Du 16 au 18 novembre, le grand rendez-vous cannois de l’immobilier commercial a attiré plus de 8 000 professionnels du secteur, en bonne progression de 9% là où l’organisateur visait 10%. Cette dix-septième édition a ainsi réuni quelque 3 350 sociétés, un nombre en hausse de 14%, avec notamment des enseignes toujours plus présentes.

Mapic


Le rassemblement a ainsi attiré 2 300 enseignes déjà venues sur les éditions passées, auxquelles s’ajoutent plus de 300 enseignes qui faisaient pour la première fois le déplacement. Etaient notamment présents Hollister, Original Penguin, True Religion, Ralph Lauren, Gucci ou encore Yves Saint Laurent, Levi's, Adidas, André, Celio, Lacoste, Yves Rocher, New Look, Uniqlo, Topshop et Abercrombie & Fitch.

Au final, quelque 62 nationalités étaient représentées avec, comme l’expliquait Reed Exposition quelques jours avant la manifestation, une progression sensible des présences américaine et indienne, mais aussi chinoise, brésilienne, turque et russe. De l’avis général, le salon s’est avéré particulièrement actif, offrant du côté des exposants une moisson de nouveaux contacts. Du côté des professionnels visiteurs, la forte activité pousse certains à réclamer pour 2013 des allées plus larges afin de réussir à circuler.

Invitée d’honneur de ce Mapic, l’Italie aura vu ses professionnels particulièrement sollicités à l’occasion du rendez-vous. Cette édition marquait également le lancement d’un nouvel espace, More, mettant en avant les toutes dernières technologies dédiées aux points de vente. Une initiative appréciée autant par les visiteurs que par les exposants interrogés. Les offres mises en scène et les conférences dédiées au sujet ont donc atteint leurs objectifs. Et si la majorité des participants soulignent l’importance de ces innovations pour différencier les points de vente, certains en déplorent cependant le prix, souvent difficile à suivre dans un contexte économique en pleine interrogation. Un contexte qui n’empêche pas certains visiteurs d’avoir ressenti une atmosphère moins lourde que sur le Mapic 2010.

"... dans une phase d’interrogation"

"L’année dernière, on percevait encore les conséquences du ralentissement qu’a connu le salon au moment de la crise", confie le responsable immobilier d’une grande enseigne anglaise. "Ce n’est plus le cas cette année, avec un dynamisme renouvelé. Il y a vraiment une ambiance plus détendue, et avec des projets vraiment intéressants". Un climat apaisé auquel se heurtent cependant les récentes chutes de la consommation constatées sur les marchés européens. "On est clairement dans une phase d’interrogation qui est plutôt bénéfique pour les enseignes", pour un responsable financier d’une marque européenne. "Les promoteurs vont de l’avant, mais la conjoncture nous donne plus de marges pour négocier, même si ce sont eux qui prennent le plus de risques".

"Les marques sont très prudentes aujourd’hui", explique Nathalie Bataille, directrice de la communication de Klepierre Ségécé. "Les projets doivent plus que jamais reposer sur des bases solides pour convaincre". "Nous sommes aujourd’hui dans une conjoncture qui n’est pas facile", admet pour sa part Mayte Legeay, country manager de Neinver, qui nuance cependant la tendance. "Sur le marché de l’outlet, nous sommes cependant plutôt bien. C’est un marché qui va s’avérer particulièrement porteur dans les années à venir". Pour Patrick Delcol, responsable de l’ICSC (International Council of Shopping Centers), le contexte "pousse à reconsidérer l’ampleur des projets que l’on réalise en tant que détaillants, développeurs ou banquiers".

Au final, si les professionnels restent optimistes de nature, l’heure n’en est pas moins à une grande prudence.

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