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Le marché immobilier parisien de luxe continue de bien se porter

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AFP
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4 déc. 2012

PARIS, 04 déc 2012 (AFP) - L'immobilier de luxe parisien continue de bien se porter grâce aux investisseurs des pays arabes et aux grandes familles françaises qui continuent de penser qu'investir dans la "pierre" de la capitale française est un bon placement.

"Des particuliers fortunés venant du Maghreb, du Golfe et d'Egypte, effrayés par les conséquences des "printemps arabes", ou de pays émergents plus lointains, diversifient leurs actifs dans la pierre parisienne", a expliqué Nicolas Pettex-Muffat, directeur général du groupe d'agences immobilières Daniel Féau, mardi lors d'une conférence de presse.

Pour Nicolas Pettex-Muffat "des industriels de pays arabes, francophones et francophiles, voyant arriver au pouvoir les Frères Musulmans avec inquiétude, remplacent les investisseurs anglo-saxons déroutés par les futures règles fiscales qui ne sont pas encore définies par le nouveau gouvernement français".

"Le marché de l'immobilier haut de gamme ne s'est jamais aussi bien porté pour les prix, mais le volume des transactions est plus réduit", confirment les dirigeants de Paris Ouest Sotheby's International Realty.

Ainsi Frank Sylvaire et Paulo Fernandes annoncent que deux hôtels particuliers à Neuilly (Hauts-de-Seine), la banlieue chic de la capitale, viennent d'être "vendus près de 20 millions d'euros chacun à de grandes familles françaises".

"C'est la preuve que le patrimoine français ne va pas uniquement aux mains d'acquéreurs étrangers", affirment-t-ils.

Confidentialité oblige, ils ne peuvent révéler ni les noms des vendeurs, ni ceux des acheteurs.

Mais selon d'autres professionnelles interrogés par l'AFP, le premier d'entre eux, appartenant à une famille princière allemande, aurait été cédé à une Française fortunée.

Le deuxième aurait été vendu par l'ancien président de l'Oréal, le britannique Sir Lindsay Owen-Jones, à l'homme d'affaires Bernard Tapie qui dans le même temps mettrait définitivement en vente son célèbre hôtel particulier de la rue des Saint-Pères (7e arrondissement), estimé à 50 millions d'euros.

Un possible retournement du marché ?

Récemment, l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) a également vendu pour 35,1 millions d'euros son musée, l'hôtel de Miramion, un hôtel particulier du XVIIe siècle, à un investisseur privé français qui souhaite garder l'anonymat.

"Ce n'est pas Xavier Niel, le patron de Free, l'acheteur", affirme NicolasPettex-Muffat qui a réalisé la transaction. Des informations de presse avaient assuré que Xavier Niel était intéressé par cet hôtel particulier.

Profitant d'un marché encore porteur, l'Etat, toujours à la recherche d'argent frais, pourrait mettre en vente quatre hôtels particuliers qui lui appartiennent: l'hôtel de Clermont, l'Hôtel de Broglie, l'hôtel de Vogüé et l'Hôtel Mailly-Nesle.

Le président du conseil de l'immobilier de l'Etat (CIE) Jean-Louis Dumont a indiqué mardi à l'AFP que cet organisme avait donné son accord pour ces ventes.

Ce marché de niche est conforté par l'apparition d'une nouvelle famille d'investisseurs: les groupes hôteliers qui profitent de l'engouement de plus en plus grand des touristes du monde entier pour la "Ville Lumière".

Ainsi c'est un groupe hôtelier, appuyé par un fonds anglo-saxon, qui s'est porté acquéreur de l'ancien siège de la Fédération française de rugby (FFR), rue de Liège (9è arrondissement), pour réaliser un établissement confidentiel (pas plus de 48 chambres), a révélé Nicolas Pettex-Muffat.

Jeudi dernier, la chaîne hôtelière hongkongaise Mandarin Oriental avait déjà annoncé qu'elle rachetait les murs de son établissement parisien, idéalement situé dans le centre entre la Place Vendôme et le jardin des Tuileries, à la Société foncière lyonnaise (SFL) pour pas moins de 290 millions d'euros.

"L'offre de biens de luxe augmente de façon importante actuellement car les vendeurs craignent d'être à la veille d'un retournement du marché", prévient toutefois Thibaut de Saint-Vincent, président du groupe Barnes.

Par Christian CHARCOSSEY

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