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Le maroquinier français Vuitton assure 60% des profits de LVMH

Par
AFP
Publié le
today 29 sept. 2005
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PARIS, 29 sept 2005 (AFP) - La célèbre maison de maroquinerie française Louis Vuitton, qui rouvre le 12 octobre à Paris son magasin du 101 avenue des Champs Elysées, est un véritable poumon pour le groupe de luxe LVMH dont elle assure près de 60% des profits.


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La réouverture de cette boutique --la plus grande du monde avec 1.800 m³ d'espace de vente et véritable vitrine de la griffe-- devrait contribuer un peu plus à la croissance du groupe en attirant les richissimes clients des pays émergents comme les Chinois ou les Russes, selon les analystes.

Aujourd'hui, Louis Vuitton, ce sont 343 magasins employant 10.800 personnes réparties dans 52 pays. Ce sont 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2004, dont 50% réalisés en Asie (dont 30% au Japon), 25% en Europe et 25% aux Etats-Unis.

"Incontestablement, Louis Vuitton tient au sein de LVMH une place incomparable à celles des autres activités du groupe. Le chiffre d'affaires annuel représente un quart de celui de LVMH et environ 60% des profits de celui-ci", souligne Antoine Belge, analyste spécialisé du luxe chez HSBC.

"Notre estimation du résultat opérationnel de Vuitton en 2004 est de 1,370 milliard d'euros comparé à un total du groupe de 2,372 milliards, soit 58%", poursuit-il.

Avec une prévision de croissance organique de l'ordre de 10% quand celle de la branche vins et spiritueux est de 7 et 8%, Vuitton continuera à occuper une place majeure au sein de Moët Hennessy Louis Vuitton.

L'idée d'ouvrir ce magasin le plus grand du monde "n'est pas tant de donner des relais de croissance en Europe que de travailler à l'extension du business des clientèles émergentes en particulier, quand elles sont de passage à Paris", commente Antoine Colonna, analyste chez Meryll Lynch

"Ce sera la première vitrine à laquelle les clients chinois, russes ou brésiliens seront confrontés", dit-il, soulignant que "pour développer ce business en local, il faut déjà le développer à Paris".

Le PDG de LVMH Bernard Arnault n'a jamais caché l'ambition du groupe d'attirer les clientèles des pays émergents. Le groupe a ainsi ouvert son premier magasin Vuitton en Russie en avril 2003 avant d'en ouvrir un autre l'année dernière près de la place Rouge à Moscou.

En septembre 2004, Vuitton avait également ouvert un magasin à Shangaï, métropole la plus riche de Chine. "La Chine est la 4è clientèle pour Vuitton dans le monde. C'est un marché qui se développe vite, qui reste encore mineur pour le chiffre d'affaires du groupe mais les résultats sont là dès l'année d'ouverture d'un magasin", avait déclaré M. Arnault.

A Paris, la vocation d'un magasin d'un tel gigantisme "est bien sûr d'être rentable mais c'est surtout un investissement marketing avec un impact psychologique pour les concurrents, qui ne sont pas en mesure d'égaler ce type d'investissement", souligne une analyste qui souhaite rester anonyme.

"Il y a assez peu de marques qui peuvent s'offrir une surface de cette nature sur une des principales rues de Paris après l'avoir fait à New York", relève-t-elle.

Par Delphine TOUITOU

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