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Le multimarque Gang of Earlybirds se renforce en ligne grâce une levée de fonds

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Publié le
today 4 avr. 2019
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Pour Fanny Airault, l’entrepreneure qui se cache derrière Gang of Earlybirds, pas de futur pour l’activité des magasins multimarques sans un relais Internet pertinent. C’est en 2015, à tout juste 28 ans, que cette ancienne acheteuse chez Lanvin a décidé d’ouvrir boutique au 4, rue de Normandie, dans le IIIème arrondissement parisien. Dans sa sélection, des marques premium et haut de gamme pour femme qu’elle dégote surtout à l’étranger, et qui sont souvent confidentielles en France (Cult Gaia, Staud, I Love Mr Mittens, Cleopatra's Bling...). Un an plus tard, Fanny Airault lance l'e-shop de Gang of Earlybirds. Un site qui vient d'être entièrement refondu, grâce à une levée de fonds de 250 000 euros auprès d’entrepreneurs ainsi que du fonds marseillais Provence Business Angels, avec un accent mis sur le contenu.
 

Les sélections colorées de Gang of Earlybirds sont pointues - Gang of Earlybirds


Le nouveau site a été lancé début mars et propose, par exemple, une section « Looks » alimentée de shootings avec des filles influentes et/ou stylées repérées sur les réseaux sociaux. Même principe sur le journal, où des créatrices et des marques ont carte blanche pour parler de leur travail. «  Nous investissons sur la partie webmarketing et la création de contenus », explique-t-elle. Si Fanny Airault croit autant au canal digital, c’est parce qu’elle a pu constater sa croissance exponentielle depuis son lancement. Au bout d’un an, il générait 10 % du chiffre d’affaires ; fin 2018, il pesait pour 30 % des ventes.
 
Fanny Airault remarque que les clientes de l’e-shop et du magasin sont assez distinctes. Elle aimerait qu’au fur et à mesure, il y ait de plus en plus de consommatrices qui achètent sur le site avant de retirer le produit en magasin ou de se le faire livrer chez soi. « L’objectif, c’est que le magasin à Paris soit un flagship et que l’expérience en ligne soit boostée par des services comme des coursiers pour les livraisons, etc. ».


Fanny Airault, la fondatrice du magasin multimarque - Gang of Earlybirds


Que ce soit on ou offline, les clientes sont à 50 % étrangères. Sur le site Internet, elles viennent en majorité des Etats-Unis, puis du Royaume-Uni. Elles se divisent en deux catégories démographiques : les 25-35 ans, très digitales qui passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux et dont le panier moyen se situe entre 150 et 300 euros, versus leurs aînées, qui dépensent davantage mais sont moins familières du numérique.
 
En boutique, où le merchandising évolue toutes les semaines, Fanny Airault aimerait inviter les clientes à des événements, relayés sur le site Internet. Si elle s’imagine bien lancer sa propre collection de prêt-à-porter d’ici deux ou trois ans, elle réfléchit d’abord au développement d’une section art de vivre, avec des objets de décoration, des magazines, des pièces pour la nuit, afin que les femmes qui entrent dans le magasin puissent y trouver tous les univers du quotidien.

La cheffe d’entreprise se refuse à faire des soldes, les promotions sont seulement sur les invendus de la saison. Elle pense que les magasins multimarques peuvent s’en sortir s’ils changent la façon de faire du retail à la fois en ligne et dans leurs adresses physiques. Elle conclut : « Un magasin multimarque, aujourd’hui, ce n’est pas innovant, mais faire un multimarque différent, qui réenchante l'expérience retail, ça fonctionne. Je pense que l’aspect digital manquait sur le marché. Notre façon de communiquer sur Instagram nous a permis de nous démarquer et aujourd’hui Gang of Earlybirds est perçu comme une marque, pas comme un multimarque. »