×
6 597
Fashion Jobs
HAYS FRANCE
Traffic Manager / E-Commerce H/F
CDI ·
GALERIES LAFAYETTE
Marketing Manager Pour Citynove H/F
CDI · PARIS
GROUPE ETAM
Coordinateur Travaux H/F
CDI · CLICHY
SMCP
Contrôleur de Gestion Fonctions Centrales & Logistique H/F
CDI · PARIS
COURIR
Chef.fe de Projet Moa E-Commerce - Paris - CDI - F/H
CDI · PARIS
YVES SAINT LAURENT SAS
Saint Laurent Executive Assistant & Project Coordinator H/F
CDI · PARIS
SÉZANE
Chargé(e) de Projet Paid Media Senior (H/F)
CDI · PARIS
CITY ONE
Chef Hote Vip Pour Production Audiovisuelle (H/F) -CDI- 35h
CDI · PARIS
PACO RABANNE MODE
Directeur Produit Accessoires H/F
CDI · PARIS
PACO RABANNE MODE
Chef de Produit Accessoires H/F
CDI · PARIS
LANVIN
Responsable Industrialisation (H/F)
CDI · PARIS
BALENCIAGA S.A.S.
Balenciaga – Chef de Projet Architecture Retail (F/H)
CDI · PARIS
MARINE SERRE
PR Coordinator
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Déménageur / Emballeur Luxe (F/H)
CDI · SAINT-OUEN-SUR-SEINE
SINTEL RECRUTEMENT
Chauffeur Livreur / Manutentionnaire (H/F)
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Responsable Stock Matières Luxe (H/F)
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Responsable Services Généraux (H/F)
CDI · PARIS
SINTEL RECRUTEMENT
Cotateur Logistique (H/F)
CDI · SAINT-OUEN-SUR-SEINE
MICHAEL PAGE
Chef de Zone Export H/F
CDI · PARIS
BA&SH
Responsable Flux Sortants F/H
CDI · LOUVRES
COURIR
Responsable</b> d'Équipe</b> Stocks</b> / Stock Supervisor - F/H
CDI · HERBLAY-SUR-SEINE
SINTEL RECRUTEMENT
Gestionnaire Commercial et Logistique (H/F)
CDI · SAINT-OUEN-SUR-SEINE
Par
AFP
Publié le
4 avr. 2013
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Le Printemps, nouveau rachat emblématique en France pour le Qatar

Par
AFP
Publié le
4 avr. 2013

PARIS, 04 avr 2013 (AFP) - Après avoir mis la main sur plusieurs hôtels de luxe et le Paris Saint-Germain, le Qatar s'apprête à devenir l'unique propriétaire d'un autre emblème français, les grands magasins du Printemps. Selon des documents reçus par l'AFP, un groupe d'investisseurs qataris doit racheter, via Disa, une société d'investissements luxembourgeoise, les participations à la fois de la Deutsche Bank, qui souhaitait céder ses 70% du Printemps, et de la société italienne Borletti, détentrice des 30% restants.



Il était prévu au départ que Borletti s'associe aux Qataris pour financer le rachat des parts de la Deutsche Bank (Rreef) tout en restant propriétaire du groupe de grands magasins. A l'arrivée, le groupe italien lui-même va aussi tomber dans leur escarcelle.

Les investisseurs qataris, dont l'identité n'est pas révélée, ont "souhait(é) également acquérir l'intégralité du capital de Borletti Group. C'est dans ce cadre que les actionnaires de Borletti Group ont également choisi de céder la totalité de leur participation dans Borletti Group à Disa", indiquent les documents. "De sorte qu'à la fin de l'opération, cette dernière serait propriétaire de 100% de Borletti Group, qui serait elle-même propriétaire de 100% de PHL" (Printemps Holding Luxembourg, qui détient l'intégralité du Printemps, ndlr), selon ces textes.

Le montant de cette opération, qui devrait se conclure d'ici à l'été, n'est pas spécifié. Selon Mediapart, le montant de la cession du Printemps atteindrait 1,6 milliard d'euros. A la fin 2012, les Galeries Lafayette avaient fait en vain une offre de rachat pour 1,8 milliard d'euros.

Le Printemps dispose de 16 magasins en France, dont son vaisseau amiral sur les Grands Boulevards parisiens. Il avait été cédé en octobre 2006 par PPR pour 1,075 milliard d'euros. Depuis, le chiffre d'affaires du groupe a bondi de 30% pour atteindre 1,45 milliard d'euros en 2011.

Selon les documents, une fois le rachat effectué, les Qataris conserveront la direction actuelle du Printemps, avec à sa tête Paolo de Cesare. Borletti resterait également en temps que conseiller.

La stratégie de rénovation et d'ouvertures de magasins sera également conservée. Les textes se veulent rassurants pour les 3.400 salariés du groupe qui "conserveraient le même employeur" et "cette opération assurerait donc pour eux une continuité de leurs droits contractuels".

Les syndicats se déclarent toutefois inquiets pour les salariés des magasins de province parce que le Printemps n'y est "pas propriétaire des murs et il n'est pas certain que les investisseurs qataris aient le souhait de les conserver", a indiqué Bernard Demarcq, secrétaire général du syndicat UGICT-CGT.

Un comité central d'entreprise est prévu ce vendredi. Ce rachat marque un nouveau pas d'importance dans la stratégie d'investissements du Qatar dans l'Hexagone, qui accueille environ 10% des investissements de l'émirat à l'étranger.

Le Qatar a déjà investi dans plusieurs hôtels de luxe français (Royal Monceau, Concorde Lafayette, Hôtel du Louvre à Paris, Carlton et Martinez à Cannes, Palais de la Méditerranée à Nice).

Il possède aussi des participations dans de nombreuses grandes entreprises tricolores (Total 3%, Vinci 7%, Lagardère 12%, Veolia Environnement 5%, LVMH 1%, ou Vivendi 3%), et détient l'emblématique club de football de la capitale, Paris Saint-Germain (PSG). En juin 2012, il s'est offert le prestigieux immeuble parisien du 52-60 avenue des Champs-Élysées, qui abrite Monoprix et Virgin Megastore.

Ces prises de participation tous azimuts ont suscité des critiques en France. La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq a toutefois assuré le 12 mars que "les investissements qataris sont et resteront bienvenus en France. Nous souhaitons même qu'ils s'amplifient".

Par Delphine PAYSANT et Christine BERTRAND-NIELSEN

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.