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Publié le
17 oct. 2008
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Le secteur du luxe se prépare à une année 2009 difficile

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Reuters
Publié le
17 oct. 2008

PARIS (Reuters) - Rattrapé tardivement par la débâcle boursière, le secteur du luxe n'est aujourd'hui pas épargné et va faire face à une année 2009 difficile, estiment les experts. Avec la menace de la récession, la croissance organique du secteur devrait, de l'avis des analystes, être sérieusement entamée l'an prochain. Car en période de fort ralentissement économique, les pressions sur les volumes se doublent de difficultés à augmenter fortement les prix.

"Le luxe va faire face, en 2009, à la pire année de son histoire", estiment les analystes de Deutsche Bank. Pour Oddo Securities, "après un bon premier semestre, le luxe est entré en ralentissement avec une visibilité très limitée pour la fin 2008 et, pour 2009, une inflexion de la croissance organique vers les niveaux des dernières crises n´est plus à exclure".

Jusqu'à l'été, le marché mondial du luxe restait sur une croissance organique comprise entre 6 % et 8 %. Mais avec l'aggravation de la crise boursière et les menaces de récession, les analystes anticipent maintenant une progression du marché comprise entre 3 % et 5 % pour 2009. "Pour être dans le haut de la fourchette, il faudrait une rapide sortie de crise en 2009", commente une analyste qui a souhaité garder l'anonymat.

Certains groupes, dont le numéro un mondial LVMH, ont vu leur croissance organique divisée par deux au troisième trimestre (à 6 %) par rapport aux deux premiers trimestres. Durant la dernière crise, qui remonte aux années 2001-2003 avec les attentats du World Trade Center, l'éclatement de la bulle internet et l'épidémie de Sras, le taux de croissance du marché du luxe était tombé à 2 %-3 %.


L'inconnue des émergents

Aujourd'hui, le poids croissant des pays émergents dans l'activité des groupes de luxe pourrait être un atout. Mais le manque de visibilité sur le ralentissement économique à attendre dans ces pays ne facilite guère les prévisions. "L'évolution des pays émergents va être cruciale", souligne un analyste qui a souhaité garder l'anonymat.

Pour JP Morgan, l'inconnue réside dans le degré de résistance de la clientèle dans ces pays face au retournement de conjoncture et à l'effondrement de leurs marchés boursiers. Ils n'excluent pas que la croissance organique du secteur tombe au-dessous des 3 % en cas de fort ralentissement dans ces pays. Mais, de l'avis général, le secteur est aujourd'hui mieux armé pour faire face à la crise que lors des années noires 2001-2003.

"Les bilans sont sains, avec un taux d'endettement net sur Ebitda inférieur à une fois", soulignent les experts de Deutsche Bank. "Ils ont tiré les leçons des crises passées. Ils sont plus flexibles, ils ont une meilleure gestion des stocks et le temps de développement des produits s'est nettement réduit", commente un autre analyste, qui a requis l'anonymat. "Ils peuvent aussi, comme l'a laissé entendre Bulgari, couper dans leurs budgets publicitaires", ajoute-t-il. "Mais quand il n'y a personne dans les boutiques, il faut quand même payer le personnel et le loyer".


Effets de change

"Les groupes de luxe sont aujourd'hui dans des stratégies moins offensives et des logiques plus rationnelles de retour sur investissement. Le secteur est bien géré structurellement, les fondamentaux sont bons", souligne Nicolas Boulanger, responsable du pôle luxe du cabinet d'études Eurostaf, faisant notamment allusion à la course aux acquisitions opérées à des prix faramineux à la fin des années 1990. Par ailleurs, le secteur devrait bénéficier, à court terme, de l'évolution favorable des taux de change qui devrait amortir, au niveau des résultats, les effets du ralentissement de la croissance.

Pénalisé au premier semestre par la progression de l'euro face au dollar et au yen, il devrait profiter, dans la deuxième partie de l'année, de la forte baisse de la devise européenne depuis la mi-juillet. L'euro a en effet perdu 16% par rapport à ses plus hauts de l'année face au dollar, revenant à ses niveaux d'août 2007, et a cédé 9 % face au yen depuis la mi-août. "Nos prévisions de résultats doivent tenir compte de l'embellie du contexte monétaire", relèvent les analystes d'Oddo Securities.

Après avoir surperformé les marchés d'actions, le secteur européen du luxe a succombé à l'aggravation de la crise. Avec une baisse de 30% en Bourse depuis janvier, sa valorisation moyenne est revenue à 9 ou 10 fois les bénéfices estimés pour 2009 (hors Hermès), enfonçant les derniers plus bas historiques de 12-13 fois, selon les calculs de JP Morgan.

Certains bureaux d'analyse ont révisé en baisse leurs objectifs de cours sur les valeurs du luxe de 15 % à 20 %. "Il ne faut pas s'attendre à de fortes hausses des dividendes en hausse ni à beaucoup de rachats d'actions", commentent ceux de Deutsche Bank, qui ont révisé en baisse de 17 %, en moyenne, leurs prévisions de résultats pour 2009. Le marché mondial du luxe a été évalué par Eurostaf à 126,5 milliards d'euros en 2007.

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