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Le textile tunisien condamné à la relance

Publié le
today 8 oct. 2012
Temps de lecture
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Les exportations textile tunisiennes affichent un recul de plus de 12% sur le premier semestre 2012 par rapport à 2011 et de près de 10% sur les huit premiers mois de l'année. Un constat que les représentants de l’industrie, soucieux de l’image du pays à l’international suite à la révolution et les récents événements de septembre, s’empressent de tempérer.

"Il y a bien sûr un recul des exportations, constate Riadh Attia, directeur central du Cepex (Centre de promotion des exportations). Mais il y a deux facteurs qui entrent en jeu. Certaines entreprises locales connaissent quelques difficultés, mais c’est surtout la morosité sur le marché européen que nous ressentons. Nous nous en sortons d’ailleurs plutôt mieux que nos concurrents directs".

Les industriels du textile étaient mobilisés sur le salon Texmed, la semaine passée. Photo Fashionmag.com

Le Maroc et l'Egypte afficheraient ainsi des replis de plus de 15% sur le premier semestre alors que la Turquie enregistre -7%. La Chine -9% et l’Inde -19%.
La Tunisie a connu des replis sur l’ensemble des marchés européens, hormis sur le Portugal (+4%). La France qui pèse pour 35% des exportations accuse -6% alors que l’Allemagne, troisième marché export avec 10% des exportations, enregistre une chute de -22%.

Sur le salon TexMed de Tunis, qui a fermé ses portes vendredi 5 octobre, les industriels, majoritairement positionnés sur le moyen haut de gamme, n'ont pas tous ressenti cette pression. Chez Demco, Européenne Tunisienne de Confection ou TFCE, on explique avoir même vu les commandes se renforcer. "Nous travaillons avec toute l’Europe, des marques anglaises comme Ted Baker ou Paul Smith, mais aussi Lee Cooper, Kookaï ou Garcia, explique Mili Houssam, du groupe ETC, spécialiste du denim. Les prix restent la préoccupation numéro 1 des clients et nous avons réussi à maintenir nos prix de confection. Nous installons une nouvelle plateforme logistique qui doit nous permettre de baisser encore nos coûts".

En revanche, au sein du groupe Aramys, qui travaille sur le moyen de gamme, le discours n’est pas si tranché. "Le jeanswear se porte très bien. Par contre nous avons vu une baisse des commandes dans la chemise".
"Les premiers mois de l’année ont été durs confirme Sofian Lazrak, directeur des ventes de S&T international qui porte la marque Swift Denim et est aussi producteur de tissus. Mais on voit que pour la fin d’année cela va être bien meilleur. Les clients reviennent car il y a un véritable savoir-faire ici. Et puis le gouvernement en place semble à présent s’intéresser un peu plus au secteur".

Car les incertitudes qui peuvent peser sur le contexte politique et social national apparaissent comme un point noir dans les relations avec des donneurs d’ordres qu’il faut rassurer. Tous les industriels appellent de leurs vœux une stabilité qui leur permette d’avoir une visibilité.
"Cela a fortement pénalisé certaines sociétés qui n’avaient pas les reins solides, estime Selim Khadraoui, responsable de la maille chez Demco, important faiseur qui produit 4 à 5 millions de pantalons et 11 millions de pièces de maille par an (Calvin Klein, Ralph Lauren…). Car les fournisseurs ont revu leurs conditions. Au lieu d’avoir des paiements à 90 jours, il a fallu les anticiper. Nous, nous étions assez solides mais certains n’avaient pas la trésorerie".

La pression des salariés est aussi très forte et d’âpres négociations sont actuellement en cours pour des augmentations de salaires qui seront rétroactives au premier mai. "Nous sommes en période de transition et chacun fait l’apprentissage du droit de revendiquer, explique Nafâa Ennaifer, directeur général de TFCE et 1er Vice-président de la Fenatex (fédération nationale du textile). Mais c’est très motivant et cela incite les entreprises à s’inscrire dans une bonne dynamique. Au niveau patronal, après les augmentations de 10% en 2011 nous avons préconisé une augmentation qui ne soit pas supérieure à 5,5%".
Une part de l’activité aurait cependant migré vers d’autres horizons. "Sur le moyen/haut de gamme, les clients ne sont pas allés vers le Maroc. Ce sont plutôt les retailers qui se dirigent vers ce marché, estime Sofian Lazrak. Par contre la Turquie a pu attirer des donneurs d’ordres. Mais aujourd’hui on voit les groupes turcs venir faire sous-traiter en Tunisie…"

Le pays reste donc attractif et comme le martèle Samir Haouet, directeur général du Cettex (Centre technique du textile). "Notre avenir est dans le moyen/haut de gamme. La guerre uniquement sur le prix, ce n’est plus notre guerre".
La dynamique de l’industrie est donc portée par ces groupes totalement intégrés du sourcing à la R&D qui travaillent pour la majorité à 100% pour des marques internationales. "Certaines de ces sociétés sont mieux équipées que nombre de sociétés européennes, estime Jean-Patrice Gros, directeur de Lectra pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Et nous ne voyons pas plus un arrêt des investissements ici que sur l’ensemble des marchés. Leur volonté de montée en gamme n’est pas qu’un discours. Et pour ceux qui ne suivront pas, ce sera très compliqué".

Reste à savoir sur les quelques 2000 sociétés du secteur, combien ont la capacité à prendre le train de la technologie en marche.

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