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Le "zéro déchet", nouveau paradigme de la cosmétique ?

Publié le
today 19 déc. 2018
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Le 13 décembre dernier, Chanel Parfums Beauté a pris une participation dans Sulapac, une start-up finlandaise qui lutte contre la pollution plastique en développant un matériau recyclable en environnement industriel et biodégradable en milieu marin. Cet investissement intervient quelques semaines après que des groupes comme L'Oréal ou Johnson & Johnson se soient engagés à combattre la pollution plastique en signant le nouvel engagement proposé par la fondation Ellen MacArthur.


Shampoing solide de la marque Lamazuna - DR


Dans son étude baptisée "Sub-Zero Waste" (en dessous de zéro déchet), Mintel déclare dès le préambule « Si les marques ne changent pas dès à présent leur approche, elles n’existeront plus dans le futur. L’industrie cosmétique doit adopter un nouveau paradigme en termes de durabilité et de zéro déchet. Certaines entreprises envisagent déjà de se passer totalement d’emballages. Il ne s’agit pas d’une simple tendance, c’est un mouvement ».

Ce mouvement est porté par des consommateurs qui sont de plus en plus regardants sur les produits qu’ils utilisent et les entreprises qui les produisent. Ainsi selon une étude réalisée en 2018 par Harris Interactive pour l'Observatoire Cetelem, 58 % des Français sont prêts à payer plus cher pour un produit écoresponsable. De son côté, Mintel souligne dans son étude que 54 % des acheteurs potentiels de produits écologiques ou éthiques au Brésil déclarent acheter des produits durables ou respectueux de l’environnement parce qu’ils n’aiment pas générer des déchets.


Le parfum I am a trash, les fleurs du déchet le parfum d'Etat Libre d'Orange conçu à partir de matières issues de recyclage de résidus de distillation - DR


En matière d'innovation et de gestion des déchets, les jeunes marques ont souvent un coup d’avance. C’est cas de La Bouche Rouge lancée il y a un an par Nicolas Gerlier, un ex-L’Oréal, qui propose des rouges à lèvres très haut de gamme vendus dans des écrins de cuir rechargeables et donc réutilisables. Un concept qui a séduit le groupe LVMH puisque la marque est hébergée en recherche et production au sein d’Hélios, le centre de recherche en cosmétologie du groupe de luxe.

Autre marque française qui joue la carte du zéro déchet : Lamazuna et ses déodorants, shampoings et dentifrices commercialisés en format solide. Côté parfums, la marque Etat Libre d’Orange, connue pour ses partis pris olfactifs, a récemment lancé "I am a Trash, les fleurs du déchet", un parfum conçu à partir des déchets de la parfumerie.

Les géants de la cosmétique font également preuve d’initiatives. L’Oréal a ainsi lancé aux Etats-Unis Seed Phytonutrients, une marque de produits pour les cheveux, le corps et le visage élaborés à partir d'ingrédients naturels encapsulés dans des packagings recyclables. De son côté, la marque-enseigne de cosmétique britannique Lush a sorti en juillet Slap Sticks, sa première ligne de fonds de teint solides présentés dans un contenant en cire et envoyés dans un emballage en carton recyclé.

Pour Mintel, le zéro déchet sera, encore plus qu’en 2018, une véritable lame de fond en 2019. Un mouvement qui pourrait se traduire jusqu’au retail.
 
 
 
 
 
 
 

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