×
6 665
Fashion Jobs
Publié le
12 juin 2012
Temps de lecture
3 minutes
Partager
Télécharger
Télécharger l'article
Imprimer
Cliquer ici pour imprimer
Taille du texte
aA+ aA-

Les centres commerciaux pâtissent de la prudence des enseignes

Publié le
12 juin 2012


Lyon Confluence. Photo Pixelformula
Alors que les enseignes prisent particulièrement les rues marchandes et que les parcs commerciaux résistent, le secteur des centres commerciaux serait celui qui pâtit le plus du ralentissement des plans de développement des enseignes. C’est ce qu’indique le cabinet spécialisé Cushman & Wakefield, qui pointe également l’effet d’attente induit par cette année électorale.

Le spécialiste de l’immobilier commercial rappelle qu’aucun sursaut n’est à attendre dans les prochains mois pour la vente au détail. Le pouvoir d’achat des Français a ainsi reculé de 0,3% au premier trimestre. Un environnement économique qui pousserait plus que jamais les enseignes à regarder à la dépense, et à viser en premier lieu les centres-villes. La plupart des principales artères commerciales de France devrait ainsi voir leurs loyers progresser cette année, exception faite par exemple de la rue des Grandes Arcades de Strasbourg.

La ville de Paris est naturellement largement touchée par le phénomène, avec de nombreuses évolutions de quartiers dopant les loyers. "Plusieurs ouvertures confirment ainsi le succès des artères les plus fréquentées de la capitale (Champs-Elysées, secteur Madeleine-Opéra) et la poursuite de la montée en gamme du Marais et de Saint-Germain-des-Prés, dont l’attractivité devrait être renforcée par l’ouverture fin 2012 du premier magasin Shang Xia (Hermès) hors de Chine", indique Cushman & Wakefield.

Mais cette progression des centres-villes n’est pas sans causer certaines difficultés aux autres surfaces, à commencer par les centres commerciaux. Ces derniers font face à un certain attentisme des enseignes qui, face au manque de visibilité sur le marché de la consommation, privilégie la prudence. De quoi amener une stagnation des loyers par rapport à l’année dernière. Et c’est dans ce contexte que vont pourtant être lancées plusieurs grandes unités en 2012. Après les 9 500 m² du Cœur Saint Lazare et les 52 000 m² de Lyon Confluence, le second semestre verra se lancer le Grand Angle de Montreuil (15 000 m²), puis So Ouest à Levallois-Perret (29 300 m²).

Pour Cushman & Wakefield, les parcs d’activités commerciales parviennent pour leur part à résister à l’atmosphère générale. Les enseignes seraient en effet naturellement sensibles à leurs frais d’occupation réduits et, qui plus est, stables sur l’année 2012. Avec le lancement des 91 000 m² de l’Atoll d’Angers, bientôt rejoint par le Green Center de Salaise-sur-Sanne et ses 21 000 m², le secteur reste ainsi dynamique. Et il faut en outre compter avec The Style Outlets de Roppenheim qui, avec ses 27 000 m² à la frontière franco-allemande, amène un village de marques supplémentaire à l’Hexagone.


Coeur Saint Lazare. Photo Pixelformula
En dépit des difficultés conjoncturelles, l’étude souligne que l’arrivée de nouvelles enseignes a néanmoins permis d’accroître la concurrence autour des emplacements. Avec l’implantation récente de JD Sports, Marks & Spencer ou encore Aldo, l’Hexagone resterait ainsi dynamique. Mais cette concurrence contribuerait "pour partie aux difficultés rencontrées par plusieurs acteurs 'historiques', contraints de fermer certains de leurs magasins et de faire évoluer leur concept", souligne Cushman & Wakefield. Le rapport site pour exemple BVH à Montlhéry et Saint-Genis-Laval dans le premier cas de figure, et Fnac, Virgin et Esprit dans le second.

Parmi les transactions qui marqueront 2012 figurent déjà les 700 m² investis à Carré Sénart par JD Sports, ou les 145 m² rue de Passy (Paris XVIe) choisis par The Kooples Sport. Côté investissements, se démarque le centre commercial La Ville-du-Bois, acquis par Patrimoine & Commerce pour 33,7 millions d’euros, ou encore la Cour des Capucins de Thionville, acheté pour 31,2 millions d’euros par Prudential. Pas de quoi cependant faire oublier que seul 1,2 million d’euros a été investi au 1er trimestre sur le marché français de l’immobilier d’entreprise, un chiffre en recul de 52%.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
© 2022 FashionNetwork.com