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Les commerces de périphérie ont mieux résisté que le centre-ville en 2019

Publié le
today 30 janv. 2020
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Après avoir bien trébuché en 2018 (-3,3 %), le commerce spécialisé en France n'est pas parvenu à redresser la barre en 2019, faisant état d'une stagnation de son activité (+0,1 %), tous secteurs confondus. Procos espérait mieux au vu des dynamiques enregistrées en octobre et novembre dernier, mais les difficultés du mois de décembre (-4 % en France et -18 % à Paris) ont plombé ce bilan.


Pixabay


Pesant 70 % du chiffre d'affaires total du commerce dans l'Hexagone, les magasins situés en périphérie font état d'une légère progression de leur chiffre d'affaires (+0,7 %), tandis que ceux qui prennent place en centre-ville ont vu leur activité reculer de 0,9 %.

Il faut se pencher sur les résultats pour comprendre : alors que tous les autres types d'implantations ont noté une année positive - même les magasins des rues en centre-ville (+0,5 %) -, ce sont les unités situées dans les centres commerciaux de centre-ville qui ont le plus souffert durant l'année (-3 %).

Des pôles commerciaux qui ont été exposés aux manifestations mais connaissaient déjà des problèmes pour certains (manque de fréquentation, emplacement peu attractif...). C'est aussi selon Procos un modèle commercial à redéfinir.


La périphérie a fait mieux que le centre-ville, notamment en novembre - Procos

 
"Par ailleurs, les magasins de centre-ville ont beaucoup moins bénéficié de la dynamique des mois d’octobre et novembre, et notamment du Black Friday", note la fédération.

Les chaînes du secteur textile ont vu leur activité se replier quelque peu (-0,9 %), tout comme la restauration (-1,2 %) alors que le sport, l'alimentaire spécialisé ou l'optique ont connu une évolution positive en 2019.


Les ventes web des enseignes ont augmenté de 15,6 % en moyenne en 2019. - Procos


Concernant la santé des enseignes, les conséquences des baisses d'activité en décembre, deux années de suite, inquiètent la fédération : "Au-delà des risques de fermetures de magasins, il faut se préoccuper de la baisse de résultats des entreprises qui amputera leurs moyens pour effectuer leur indispensable transformation", commente François Feijoo, le président de Procos, qui passera prochainement la main après deux mandats à ce poste.

Pour 2020, une autre incertitude se profile : celle de l'attractivité des galeries marchandes, eu égard aux nombreuses difficultés et restructurations connues par les enseignes de la grande distribution (Auchan, Cora, Casino, Carrefour…), qui sont les locomotives de ces pôles de commerce.

L'heure est également à un premier bilan des soldes d'hiver, "qui ont débuté dans un contexte défavorable - se déroulent très mollement (- 4,9 % de chiffre d’affaires en magasin et - 10 % de fréquentation)". Une dynamique peu engageante qui pourtant ne prédit pas forcément un mauvais cru 2020 : les indicateurs économiques s'avèrent plutôt favorables à la consommation des ménages, qui devrait augmenter de 1,9 % en 2020 contre +1,3 % en 2019, relève Procos. Baisse d'impôt et inflation faible pourraient les pousser au shopping, sauf s'ils préfèrent épargner.

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