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Publié le
1 mars 2016
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Les défilés parisiens s'ouvrent sur l'univers coloré de Niki de Saint Phalle

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AFP
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1 mars 2016

L'énergie colorée de l'artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle a soufflé mardi à l'ouverture de la Fashion Week parisienne, inspirant le défilé de la jeune créatrice néerlandaise Liselore Frowijn qui présentait sa première collection dans le programme officiel.


Liselore Frowijn - Fall-Winter2016 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Entre deux rangées de volumineux poufs blancs sur lesquels étaient assis les invités, dix-sept mannequins ont promené leurs silhouettes bariolées.

Des éclats de violet, jaune, rouge, vert parsèment une robe, un blouson ample. Des filets aux mailles rondes recouvrent une jupe ou une étole. Une robe fluide et une combinaison se parent de zébrures, tandis que la fourrure de couleur donne une touche ethnique à des bottes ou un haut sans manche. De volumineuses boucles d'oreille en forme de tubes complètent ces looks de l'automne-hiver 2016-2017.


Liselore Frowijn - Fall-Winter2016 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


« Mes modèles sont un peu androgynes, elles sont fortes et naturelles, avec un côté un peu artisanal, ce sont des nomades », a commenté la créatrice de 24 ans, qui a remporté en 2014 un prix au festival de mode de Hyères, dans le sud de la France.

Pour sa troisième collection, la première dans le programme officiel de la Fashion week parisienne, la jeune femme s'est intéressée au travail de la peintre et sculptrice franco-américaine Niki de Saint Phalle (1930-2002).

« Nanas » multicolores

« C'est une artiste très importante pour moi, sa vie est une grande source d'inspiration », a expliqué Liselore Frowijn, qui a « conçu chaque look comme une peinture ».


Liselore Frowijn - Fall-Winter2016 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Connue pour ses « Nanas » aux formes opulentes et aux vêtements multicolores, Niki de Saint Phalle était une artiste féministe, aux avant-postes de son temps, dénonçant la société patriarcale, la religion ou le racisme. « Son optimisme me touche beaucoup, sa façon audacieuse et presque naïve de créer. Elle voulait rendre les gens heureux, se rendre heureuse, et c'est ce que je veux faire aussi dans la mode », a encore commenté la jeune créatrice, qui a lancé sa marque il y a un an et demi, et produit ses collections aux Pays-Bas.

Si les débuts sont durs pour les jeunes créateurs, reconnaît-elle, intégrer la Fashion week parisienne est « un grand pas ». « Et il vaut mieux ne pas trop penser aux difficultés mais être fidèle à soi-même, développer sa propre signature, son individualité », explique-t-elle.

L'ambiance était tout autre chez Nehera, où le créateur Samuel Drira a présenté des silhouettes d'une grande pureté, dans des tons neutres, blanc, beige, tabac, portées par des mannequins de tous âges.

Les vêtements jouent les asymétries, les formes sont amples, le velours contraste avec la laine et la soie. Les blousons sont oversize, se portent avec une poche à l'arrière comme un sac à dos. Les pantalons sont resserrés au dessus de la cheville et se portent avec des bottines.

Les asymétries sont reines aussi chez Jacquemus, dont le défilé était rythmé par un enchaînement de morceaux de musique brusquement interrompus. L'effet de surprise produit faisait écho aux détails insolites de la collection de ce jeune créateur : des petits hauts sont équipés de bretelles qui montent bien au-dessus des épaules, un motif de serviette de table revient régulièrement, sur une ceinture ou sur tout un manteau. La veste de costume masculin connaît diverses métamorphoses. Les manches sont démesurément longues, les épaules sont carrées à outrance.


Anrealage - Fall-Winter2016 - Womenswear - Paris - © PixelFormula


Mêmes épaules imposantes du côté de la marque japonaise Anrealage, dont le défilé avait pour bande son des bruits parfois assourdissants. Le créateur Kunihiko Morinaga a poursuivi ses expérimentations technologiques : pour cette collection, les motifs des vêtements se révèlent à travers un filtre transparent. Des losanges, ronds et fleurs apparaissent sur des robes au tons gris quand les mannequins passent derrière une cloison transparente installée au milieu du podium.

Chez Anthony Vaccarello, les femmes sont toujours sexy et fortes. Elles s'habillent court, en cuir, noir, avec quelques touches de blanc ou de rouge. La garde-robe emprunte à celle du motard avec des blousons et des combinaisons, mais s'inspire aussi du corset, avec des lacets qui viennent fermer vestes et minijupes.

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